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Au chevet de la chaussure locale
La chaussure mauricienne se porte mal. Ses produits ne sont pas compétitifs. L?expertise grecque a été sollicitée pour une session d?expert conseil d?un mois afin de cerner les lacunes tant à la production et le marketing.
Selon les chiffres avancés par l?association des fabricants, la production annuelle s?élève à 500 000 paires alors que l?importation des chaussures et sandales s?établit à quatre millions. Ce segment des petites et moyennes entreprises (PME) emploie entre 1 200 à 1 500 personnes pour un chiffre d?affaires de Rs 10 millions.
Les marchés ciblés restent l?Afrique subsaharienne à travers les blocs économiques que sont la Southern African Development Community et le Common Market for Eastern and Southern Africa. Cependant, estime la Small and Medium Industries Development Organisation (Smido), la qualité des produits devrait s?améliorer. De fait, une étude a été effectuée par la firme grecque Elkede.
La liste de lacunes est longue : utilisation inadéquate de machines et de la main-d??uvre, une stratégie commerciale, absence de formation dans les technologies nouvelles, inaptitude à approvisionner le marché, productivité et compétitivité inefficiente de même qu?une faible compréhension de gestion stratégique.
Améliorer la qualité
L?in-house consultancy est un partenariat entre Elkede, la Smido et l?Association of Footwear Manufacturers. Elle sera financée en majeure partie par l?Union européenne. Et lors de la prochaine étape, deux consultants en production, marketing et productivité, à travers des audits et in-house consultancy s?attelleront à résoudre les difficultés majeures.
L?expertise grecque découle d?une mission conjointe entre le ministère des PME et la Smido dans ce pays début octobre. Hormis le footwear, elle apportera sa contribution dans deux autres secteurs : l?imprimerie et la bijouterie.
Un programme de développement a, ainsi, été mis sur pied en collaboration avec l?EOMEX, l?alternatif grecque de la Smido. Le but est d?améliorer la qualité, l?utilisation des matières premières, la technologie et une gestion efficiente des ressources.
?Les PMEs doivent être en mesure de se mesurer aux compétiteurs plus imposants de même que suivre les derniers développements et tendances dans leurs secteurs?, explique-t-on à la Smido. Afin d?y parvenir, la Smido et l?EOMEX sont à la recherche de fonds de l?Union européenne. Un calendrier d?activités a déjà été établi pour se pencher sur divers aspects intervenant dans la vie d?une entreprise.
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