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Au carrefour des mots

14 juin 2008, 20:00

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Aller voir un prêtre pour se confesser, s?allonger sur le divan du psy et laisser s?écouler sa douleur, ex-primer sa joie, écrire un mot doux, scander ses revendications? les mots ont ce pouvoir miraculeux. Celui de mettre en paroles les pensées qui habitent notre tête, hantent notre âme, font soupirer notre c?ur, envahissent notre esprit.

Comme le disait Victor Hugo dans Les contemplations : « Les mots sont les passants mystérieux de l?âme? » Afin de communiquer, se faire comprendre, de soulager bien des malentendus ou alors bien des maux. Comme la musique ou le dessin, les mots sont aussi utilisés dans l?écrit ou le parler comme une forme de thérapie. Tenir un journal intime, écrire un livre, réciter un poème sont autant de véhicules du langage.

Ils peuvent être fleuris, hachés, romantiques? comme nous explique Stephan Hart de Keating (photo) pour le slam. « Le slam, c?est dire, lire, chanter, rapper de la poésie en trois minutes et dix secondes maximum. Avec des textes abordant n?importe quel sujet. C?est un mouvement artistique, social et éducatif qui fait de la poésie un spectacle vivant, mais avec des règles. »

Le slam peut-il être une thérapie ?

« Cela peut-être une thérapie pour celui qui veut s?exprimer par les mots, ou dans le sens que le slameur (se) rencontre une communauté d?autres poètes comme lui? », poursuit notre interlocuteur. Il se sent peut-être moins seul au monde?

Toutefois le slam a ses paramètres, tout comme les mots ont leurs limites. « Pas de propos racistes, ni trop politisés », précise Stephan Hart de Keating, pour ne pas amener à la dérive. Pour plus d?infos sur le slam au niveau local, visitez [email protected]. La finale du con-cours de slam inter-quartiers, comprenant 32 finalistes de huit cités de Port-Louis, se tiendra le 23 août à Port-Louis. Les qualifications auront lieu en juillet.

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