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Arsenal balaie les doutes
Arsenal a balayé les doutes nés d'un mois de novembre catastrophique en assurant, mauvaise habitude, lors de la dernière journée de la première phase sa qualification pour les 8e de finale de la Ligue des champions. Le club londonien a signé un succès inspiré sur Rosenborg 5-1, mardi à Highbury.
Comme en 2003, avec une victoire sur le Lokomotiv Moscou 2-0, Arsenal n'a pas fléchi au dernier jour. Sans occulter les lacunes flagrantes de l'équipe norvégienne, il semble que les Gunners aient retrouvé une part de leur flamboyance, individuelle et collective.
En dépit de ses quatre nuls collectés en Norvège (1-1), face au Panathinaïkos (2-2, 1-1) et au PSV Eindhoven (1-1), le club anglais peut même apprécier finir en tête de son groupe et compter au rang des rares équipes invaincues avec l'Inter Milan, et peut-être la Juventus Turin et Manchester United.
« C'est le genre de matches où s'il y a 0-0 à la mi-temps, tu peux paniquer », a expliqué Robert Pires. « Là on a eu la chance de marquer trois buts rapidement. C'était le scénario idéal. Les gens vont dire que c'était Rosenborg, que c'était facile. Mais on a l'habitude. »
Le milieu de terrain français, placé à droite en l'absence de Freddie Ljungberg, a montré une verve un peu perdue ces dernières semaines, se faisant double passeur décisif et buteur, sur penalty.
« Une belle crise »
L'Espagnol Jose Antonio Reyes, également, est apparu sous un meilleur jour, en marquant son premier but depuis 15 matches, alors que le retour de blessure du Néerlandais Dennis Bergkamp a redonné sa fluidité au jeu de passes d'Arsenal.
« On a conscience d'avoir connu un mois de novembre pénible », admet Pires. « La victoire contre Birmingham, 3-0 en championnat samedi, nous a fait du bien. On a retrouvé une certaine fraîcheur, une certaine efficacité. Et surtout on n'a pas pris de but, c'était important. Là, on termine invaincu. Finalement, c'était une belle crise. »
Le club londonien a aussi eu la confirmation que ses jeunes étaient prêts à assurer la relève. Au milieu de terrain, le Français Mathieu Flamini, 20 ans, a, par son activité, fait oublier l'absence du capitaine Patrick Vieira, suspendu.
A ses côtés, face à des Norvégiens certes bien peu téméraires, l'Espagnol Cesc Fabregas, 17 ans, a sobrement assumé son travail défensif, avant d'inscrire un but splendide pour devenir, à 17 ans et 217 jours, le plus jeune buteur d'Arsenal en Coupe d'Europe.
Reyes, 21 ans, puis le Néerlandais Robin van Persie, 21 ans également, ont aussi chacun marqué, alors que les Gunners ont fini la rencontre avec sur la pelouse huit joueurs de 23 ans ou moins. « On a vu qu'on pouvait compter sur les jeunes pour dimanche face à Chelsea en championnat », insiste Pires. « Ce que je remarque chez eux, c'est leur capacité à oublier le contexte, la pression. On a montré que l'effectif d'Arsenal est riche et bon, même si on nous avait critiqué là-dessus. »
Les regards d'Arsenal sont justement désormais tournés vers Chelsea, depuis longtemps qualifié en C1 mais qui a concédé à Porto mardi sa première défaite. La dynamique était ces dernières semaines indéniablement en faveur des Blues. Peut-être, a-t-elle changé mardi de camp.
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