Publicité
Arron heureuse de s'exprimer “dans une course propre”
Par
Partager cet article
Arron heureuse de s'exprimer “dans une course propre”
Ne seront au départ des éliminatoires qui débutent à 11 h 50, ni les Américaines Torri Edwards et Kelly White, suspendues pour dopage, ni la Grecque Ekaterini Thanou, qui a renoncé à sa participation mercredi pour anticiper une probable exclusion.
À 30 ans, Christine Arron est heureuse de pouvoir enfin s’exprimer, à Athènes, “dans une course un peu plus propre”, le 100m, qui a été débarrassé de plusieurs rivales convaincues de tricherie.
“Et comment que ça me fait du bien ! Ça fait quand même des années que les filles qui ne seront pas là (à Athènes) sont devant moi dans les finales”, lance sans hésiter la Guadeloupéenne.
Les révélations de ces derniers mois permettent à l’athlète de réévaluer certaines de ses performances, considérées en leur temps comme des échecs. Ainsi, la sixième place aux Championnats du monde à Paris, l’été dernier. “On commençait juste la lutte antidopage. Il y en avait encore dans la course”, rappelle-t-elle à propos de ses adversaires mises à l’écart par la suite.
Au Stade de France, White, Edwards et Thanou avaient fini respectivement première, deuxième et cinquième du 100m.
Christine Arron approuve l'éviction d’Ekaterini Thanou et de Costas Kenteris des JO, éviction par défaut puisque le Comité internation olympique s’est contenté mercredi de prendre acte du retrait des deux athlètes grecs, pour s’être soustraits à un contrôle antidopage inopiné, sans leur infliger de sanction.
“Il fallait donner l’exemple. Elle et son compagnon avaient une façon un peu étrange de se préparer”, estime la détentrice du record d’Europe (10.73).
Plus proche de la fin de sa carrière que du début, la Française admet une certaine amertume lorsqu’elle regarde en arrière. Sans nul doute, son palmarès, dont la plus belle ligne en individuel est un titre de championne d’Europe en 1998, aurait été beaucoup plus fourni si la lutte contre le dopage avait démarré plus tôt. “J’en suis persuadée”, assure-t-elle.
“Ça fait de la peine de voir un record du monde du 100m à 10 sec 49”, dit-elle de la performance irréelle aux Jeux de Séoul de l’Américaine Florence Griffith-Joyner, décédée depuis.
“Mais bon c’est comme ça, il ne faut pas s’arrêter là-dessus. Et puis, j’ai encore quelques années devant moi. Il y aura encore un championnat du monde et un championnat d’Europe, non pas pour me rattraper, mais pour rattraper les médailles”, poursuit la Française, sans promettre toutefois de faire le voyage à Pékin en 2008. “Il faut aussi penser à avoir d’autres enfants”, dit la jeune maman d'un petit garçon de deux ans.
Publicité
Publicité
Les plus récents