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Après le choc, les négociations commencent

6 avril 2006, 00:00

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Le syndicaliste Lall Deonath, président de l?Artisans and General Workers Union (AGWU), est plus ou moins satisfait de la proposition faite par Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie, pour que la somme de Rs 135 millions dans le sillage de la fermeture de l?usine de Saint-Félix, soit distribuée sous forme d?actions.

Cette fermeture concerne 136 employés.

Selon Fréderic Léon Robert, directeur de Saint-Félix, la fermeture serait liée à l?incapacité de l?entreprise de soutenir à l?avenir les coûts de production avec la chute de 36 % des revenus en 2009-2010.

C?est la Banque de Maurice qui avancera cette somme par un bridging loan au gouvernement.?Nous avons transmis notre souhait pour que nous bénéficiions d?actions over and above et de toutes les conditions qui y sont liées de la Sugar Investment Trust (SIT) ?, explique le syndicaliste.

Dans un document soumis au ministre Arvin Boolell, il propose (a) une pension mensuelle de Rs 4 000 pour chaque employé, soit un total de Rs 6 240 000 annuellement pour tous les employés. (b) Une pension mensuelle de Rs 3 000 et (c) une assistance sociale de Rs 2 000 pour ceux ayant moins de 45 ans en attendant leur redéploiement dans un autre secteur. (d) une assistance sociale de Rs 2 000 pour les employés de plus de 45 ans et ayant moins de trente ans de service. (e) une full monthly contributive pension pour ceux avec plus de 30 ans de service.

Outre la compensation financière, le syndicaliste réclame également des terres pour certaines catégories d?employés qui veulent se lancer dans l?élevage ou la culture vivrière ou pour ceux qui souhaitent se recycler dans un autre métier.

Muslim Mohamed,Serge Poulle, Joseph Vincent, des employés, étaient avec le président de l?AGWU, pour discuter de certaines propositions.

Opérateur depuis 32 ans au sein de l?établissement sucrier de St Félix, Muslim, âgé de 48 ans, raconte qu?il a été choqué en apprenant la nouvelle de la fermeture de l?usine. ?J?ai tout de suite pensé à l?avenir, à ma famille et à quel métier je pourrais faire après?. Encouragé par ses amis et ses collègues, Muslim a fini par accepter de se jeter dans la lutte aux côtés des employés qui vont se retrouver sans travail.

Serge, mécanicien de turbine, qui a travaillé pendant 30 ans sur cet établissement sucrier explique :

?Mo aussi mo fin trouv moi dans mem situation qui Muslim et Joseph. Pa ti tro kone ki pou fer. Me zordi nou commence truv impe plis clair. Nou pou insiste pou enn encadrement social?. Même s?il a appris la fermeture par les bribes d?information qui lui sont parvenues de bouche à l?oreille, Joseph était toujours sous le choc jeudi dernier. ?Je ne m?attendais pas à ce que la fermeture soit aussi brutale. De toutes les façons, en tant qu?employés, nous n?avons pas le choix. Il nous faut être solidaires pour faire accepter nos revendications?, dit-il.

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