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Après les discours, l?heure est à l?action

29 octobre 2006, 00:00

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Le combat contre toutes les formes de violence à l?encontre des enfants va franchir une étape décisive dans les semaines qui suivent. « Je vais solliciter une rencontre avec le Premier ministre dès son retour de la Chine », explique Shirin Aumeeruddy-Cziffra, Ombudsperson for the Children.

L?objectif est de convaincre Navin Ramgoolam de la nécessité d?instituer un comité de haut niveau. Ce comité regrouperait tous les ministères qui seront directement impliqués dans l?application des mesures visant à combattre la violence.

L?une des formes d?atteinte à la personne contre laquelle une campagne plus soutenue est nécessaire, selon Shirin Aumeeruddy-Cziffra, est le châtiment corporel. « Cette forme de punition ne peut, en aucun cas, être justifiée. Nous voulons sensibiliser les parents aux dangers d?avoir recours à une sanction qui risque de marquer un enfant à vie », déclare l?Ombudsperson for the Children.

Mais elle rajoute que cela ne veut pas dire que, devant les écarts de comportement des enfants, il faut la démission des parents. « Nous pensons qu?il y a une alternative au châtiment corporel. Par exemple, au lieu de frapper un enfant qui, par accident a laissé tomber du lait, il est possible de l?amener à nettoyer le sol avec une serpillière. Au lieu de châtiment corporel, nous parlons de discipline constructive ou de discipline positive », poursuit l?Ombudsperson for the Children.

La somme des recherches

Toutes les conditions sont réunies pour mettre en place un plan d?action significatif dans la lutte contre la violence à l?encontre des enfants. Il y a une semaine, un rapport des Nations unies sur la violence contre des enfants a été publié. Et ce document est pertinent pour deux raisons.

D?abord, il constitue la somme des résultats des recherches effectuées sur toutes les formes de violence auxquelles les enfants du monde entier sont soumis. Ensuite, une Mauricienne, à savoir, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, était au comité de rédaction de ce rapport.

Ainsi, ces deux dernières années, l?Ombudsperson for the Children a fait le va-et-vient entre Port-Louis et Genève. Et cette semaine, il y a eu la publication du premier rapport annuel de l?Observatoire des droits de l?enfant de la région de l?océan Indien (Oderoi).

Le rapport des Nations unies est on ne peut plus clair quant à l?élaboration d?un plan d?action au niveau national : « La mise en ?uvre au plan national devrait être assurée sans retard. L?intégration aux processus de planification de mesures destinées à prévenir et à combattre la violence contre les enfants devrait être effectuée d?ici à 2007 et comporte la désignation d?un agent de liaison, de préférence du niveau d?un ministre. L?interdiction, par la loi, de la violence à l?encontre des enfants et le lancement d?un processus d?élaboration de systèmes fiables de collecte des données nationales devraient être réalisés d?ici à 2009. » La balle est désormais dans le camp des autorités mauriciennes.

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