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Apache un allumé de paix

8 septembre 2007, 00:00

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Si ce nom ne vous dit rien, les affiches placardées sur les murs de Port-Louis à Baie du Tombeau ont contribué à faire la pub de ce chanteur. Avec un nom pareil, il est difficile de ne pas susciter la curiosité. Toutefois, cela n?est pas forcément le but originel de ce chanteur à l?allure particulier.

Apache veut juste s?exprimer et dire sa vision de son pays. Il a le verbe facile. Philosophique, il se laisse guider par la foi. Homme simple, rempli d?humilité, Jean François est un Apache insulaire. Un homme vrai, franc et sincère qui fait de sa musique un instrument de paix.

Il a le look d?ailleurs. Des plumes ça et là, et un habit qui s?accorde avec. Cette différence flagrante, il l?assume. Fier de sa misère et fier de ce qu?il est, Apache veut avec sa musique énoncer des vérités qui fatiguent sa pensée. Cultiver la différence d?être humain.

Dans un monde où l?individualité perd son sens dans un formatage inciter par un système conformiste, Apache veut s?évader. « Je ne veux ressembler à personne. » Maurice sa terre natale, lui fait mal. Il est en quête d?espace et de liberté de la pensée.

Cela fait quatre ans qu?il s?est lancé dans cette voie. Avant sportif, il s?est essayé au karaté avant de pratiquer du full contact et ensuite du kick boxing. Cette dernière discipline va changer le cours de sa vie, lors d?une blessure grave au tibia, il est obligé de raccrocher. S?il s?exprime avec les coups, il a trouvé avec l?écriture une nouvelle façon plus positive de dégager sa frustration. « C?est un message clair. Cette blessure a été une révélation. Grâce à elle j?ai su que j?avais une autre vocation», dit Apache.

Celui qu?on qualifie gratuitement de «sale mec», a fait la rencontre avec la musique après sa blessure. «Jadis j?avais une énergie pure que je n?arrivais pas à canaliser». Avec la musique, il trouve sa voie. Il s?est mis à l?écriture, juste pour voir ce que cela donne. Le résultat est positivement acclamé par ses amis. Encouragé dans cette nouvelle voie, il compose. Après sa première composition pour sa mère, Homaz Mama -qui figure sur l?album-, il compose avec acharnement. «Je prends un à deux mois pour écrire une chanson.

Je me donne le temps qu?il faut afin de retranscrire ce que j?ai envie de dire au peuple», souligne Apache. Malgré la réalisation de cet album il insiste sur le fait qu?il n?est pas «un chanteur», mais juste quelqu?un qui raconte les vérités de son c?ur en musique. «Je diffuse des messages, je chante la souffrance, la misère et la folie des hommes.»

Stephan JAUFFRET-REZANNAH

Zenfant Tromatize

S?introduisant sur une balle teintée d?un seggae posé, Apache raconte le traumatisme d?un enfant. Le titre éponyme de l?album est une observation sur l?évolution d?une société sans direction et où l?enfant est la victime de la faute des autres. Ras Zom explore les ruelles de la tentation, mettant l?humain en garde contre les mauvaises influences. Sur un air de séga, Apache chante Soufrance travayer dans m, demandant la reconnaissance des bâtisseurs d?une île. Homaz Mama, s?ouvre sur une incantation d?apache pour dire merci à sa celle qui lui a donné vie.

En connexion avec Double K, JAK Zom et Kazi, il fait une autre interprétation de l?Independence sistem. Izabela pourrait être la chanson qui «radiophoniquement» parlant connaîtra du succès. Sur un texte en français, il conte une belle histoire autour d?Izabela. Le roi modern est aussi intéressant avec Ras Kolo qui fait pensait à Lin. Sniper s?invite sur la dernière chanson pour chanter la Mère patrie. Disponible dans les bacs.

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