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Anti-inflammatoires : Rupture de stock dans le privé
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Anti-inflammatoires : Rupture de stock dans le privé
Depuis plusieurs semaines, les Mauriciens se ruent dans les pharmacies. Ils demandent des anti-inflammatoires et les anti-pyrétiques pour faire baisser la fièvre, expliquent des pharmaciens. Conséquence de cette ruée : une rupture de stock de plusieurs de ces médicaments. Car ils sont très demandés pour traiter les symptômes du chikungunya et d?autres virus provoquant de la fièvre.
Un directeur d?une entreprise qui importate et commercialise des médicaments estime que le chikungunya est grandement responsable de cette demande excessive. ?Au moins 20 % de la population doit souffrir du chikungunya, si je me base sur la vente de mes produits?.
Il précise qu?il a écoulé trois mois de stock de médicaments pour traiter le chikungunya et la fièvre en l?espace d?un mois seulement. En temps normal, il vend 3 000 de ces médicaments, sous toutes leurs formes, en trois mois. Depuis quelques semaines, il en a écoulé plus de 7 000. Pour éviter une rupture de stock trop longue, il doit placer des commandes rapides par voie aérienne.
Un autre responsable d?une compagnie importatrice de médicaments abonde dans le même sens : ces premiers quatre mois constituent un record de ventes des produits anti-inflammatoires et anti-pyrétiques.
Des pharmaciens sont du même avis. Ils expliquent que certains types de suppositoires et de gélules anti-inflammatoires sont absents des rayons. Ce qui agace le malade quand il se présente en pharmacie.
Au ministère de la Santé, un responsable affirme qu?il n?y a aucune pénurie de ces médicaments dans les hôpitaux. ?On a un stock suffisant pour satisfaire les malades qui se rendent dans les hôpitaux et les centres de santé?.
Il estime qu?on ne peut attribuer cette rupture de stock dans le privé au chikungunya. ?Le chikungunya est sous contrôle. Les derniers chiffres disponibles montrent qu?il est en déclin. Il y aurait moins de 6 000 cas enregistrés depuis le début de l?année.? A son avis, d?autres virus sévissent, dont les symptômes sont maux de tête, fièvre, vomissements. Le ministère les attribue au changement de saison.
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