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Annick joint L?Utile à l?agréable

20 mars 2005, 00:00

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Après sept mois passés dans le désert (non ce n?est pas une rigolade ! ), Annick L?Utile revient à Maurice pour se ressourcer. Gardienne de but de l?équipe championne de Maurice, le Curepipe Starlight, avant son départ pour un établissement hôtelier à Dubayy, elle est rentrée au pays il y a trois semaines. Pendant son séjour, elle a pu revêtir son accoutrement de gardienne de but et se faire plaisir dans un match amical face aux Réunionnaises de St-Gilles, lundi dernier.

Les Curepipiennes ont mordu la poussière, mais diable que le hand lui a manqué ! « Ça fait du bien de rejouer », lâche-t-elle dans un soupir.

Cette jeune femme de 22 ans a connu une ascension fulgurante dans le handball. Après avoir choisi le poste le plus dangereux du handball, elle ne tarda pas à devenir une des meilleures à ce poste. Elle devait même participer à la Coupe des Clubs champions de l?océan Indien en 2002. L?expérience commençait à rentrer.

Cependant, le destin allait la séparer de sa passion. Après une formation à l?Ecole Hôtelière, elle prit de l?emploi comme serveuse au sein de l?hôtel Oberoi, à Balaclava. « Un jour, une dame est venue déjeuner à l?hôtel et nous a demandé si nous étions intéressés à travailler à Dubayy », raconte-t-elle.

?J?ai rencontré Emmanuel Petit?

Une fois le rendez-vous pris, l?entrevue réussie, les papiers en règle, elle mit le cap, en août dernier, sur « ce nouveau monde », précisément au sein de l?établissement hôtelier 5 étoiles, le Al Maha Desert Resort. « J?ai dû partir tout de suite. Mais je voulais à tout prix jouer le match contre l?USBBRH (Ndlr : La finale du championnat. Malgré son absence, le Curepipe Starlight avait remporté le match et le titre de champion)», fait-elle remarquer. Mais la carrière professionnelle passe avant tout.

Le déracinement et tous les inconvénients qu?il comporte, ne lui rendent pas l?adaptation facile. « Au début c?est vraiment dur. Je ne pouvais pas communiquer avec mes parents », avoue-t-elle. « Côté climat je n?ai pas eu l?occasion de découvrir l?été ou la température frôle les 40°, mais en hiver, il ne fait pas tellement froid », soutient-elle.

Au fil du temps, elle découvre les plaisirs de ce nouveau boulot, comme les randonnées dans le désert. Qui plus est, entre les dix Mauriciens, on s?entraide surtout que le rythme de travail n?est pas évident. « On débute à 6 heures pour finir à 15 h 30. Si l?hôtel est rempli, on reprend à 19 heures pour travailler jusqu?à 22 heures », explique-t-elle en précisant que ses horaires sont appliqués durant six semaines, sans interruption, avant que ses employeurs ne lui accordent deux semaines de repos.

Durant les sept mois passés dans cet hôtel de luxe, il lui a été permis de rencontrer des éminents visiteurs, notamment les sheiks, les grands reporters et surtout, le champion du Monde de 1998, l?ancien élément de Monaco, Arsenal et Chelsea, l?illustre footballeur Emmanuel Petit. « Il était accompagné de son épouse et j?ai eu l?occasion d?échanger quelques mots avec lui », déclare-t-elle avec fierté. On la comprend?

Ainsi, lundi dernier, après sept mois d?inactivité, elle a redécouvert les plaisirs (et les coups !) du handball. « Ça m?a manqué là-bas », lance Annick.

Une fois les valises de passion remplies, elle remettra le cap sur le pays des pétro-dollars, où elle compte passer encore deux ans. «On renouvelle mon visa après trois ans », souligne-t-elle. « Je rentrerai à Maurice parski mo contan mo péi », conclut-elle.

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