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Annan parle d?erreurs commises dans le processus
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Annan parle d?erreurs commises dans le processus
Promettant que l?Onu ne serait pas chassé d?Irak, son secrétaire général, Kofi Annan, a souligné que les Etats-Unis étaient responsables au premier chef de la sécurité autour du bâtiment frappé mardi par un meurtrier attentat suicide. Mais il a refusé de montrer spécifiquement Washington du doigt. ?Quand on assume une opération aussi complexe, on doit s?y préparer longtemps à l?avance, et je crois qu?il y a eu des erreurs dans ce processus et qu?on s?est basé sur des idées fausses depuis le début?, a-t-il déclaré aux journalistes. ?La coalition a fait des erreurs et je crois que nous aussi en avons peut-être fait?, a-t-il ajouté. Auparavant, il avait déclaré lors d?une conférence de presse à Stockholm : ?Nous espérions qu?à ce stade les forces de la coalition auraient sécurisé les lieux pour que nous puissions procéder (...) à la reconstruction économique et à la mise en place des institutions. Ce n?est pas le cas.?
Mais dans plusieurs messages adressés au personnel de l?Onu, aux journalistes et aux membres du Conseil de sécurité, Annan a assuré que les Nations unies resteraient à Bagdad. ?On dirait un cauchemar, dont nous espérons encore nous réveiller. Si seulement c?était le cas?, a-t-il dit. Un camion piégé a explosé mardi devant le QG de l?Onu à Bagdad, faisant au moins 20 morts dont le représentant spécial en Irak, Sergio Vieira de Mello. Parmi les victimes se trouve également Nadia Younès, le chef de cabinet de Vieira de Mello. Plusieurs dizaines de personnes sont toujours portées disparues. Les Nations unies ont annoncé qu?Annan a rencontré le secrétaire d?Etat américain hier, et le secrétaire britannique au Foreign Office, Jack Straw.
Tous deux souhaitent proposer l?adoption d?une nouvelle résolution de l?Onu qui encouragerait d?autres pays à envoyer en Irak des soldats et des policiers pour y assurer la sécurité. Il est peu probable que les Etats-Unis acceptent de céder une partie du pouvoir qu?ils exercent en Irak aux Nations unies ou à d?autres pays, comme l?ont suggéré la France et l?Allemagne, même si la Grande-Bretagne n?est pas hostile à cette idée. La sécurité du personnel de l?Onu à Bagdad est au coeur des préoccupations d?Annan. Certains responsables américains et onusiens auraient déclaré que l?Onu ne voulait pas être logé dans une forteresse et qu?elle avait rejeté une proposition américaine de renforcement du dispositif de sécurité autour du QG de l?Onu à Bagdad.
Evelyn Leopold
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