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Animal Welfare Bill : les chiens de race coûteront désormais plus cher
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Animal Welfare Bill : les chiens de race coûteront désormais plus cher
Les frais d’enregistrement pour les éleveurs grimpent. C’est là une conséquence directe de l’«Animal Welfare Bill», voté mardi 2 juillet à l’Assemblée nationale. Tandis que certaines races de chiens sont appelées à disparaître à la longue à Maurice.
«Si un labrador coutait jusqu’ici Rs 25 000, le prix pourra aller au-delà de Rs 30 000», prévoit déjà Ruben Armugan, un éleveur. L’Animal Welfare Bill, voté mardi 2 juillet à l’Assemblé nationale prévoit une augmentation des frais d’enregistrement pour les éleveurs. Les éleveurs payaient jusqu’ici Rs 1 000 par an mais ils devront payer Rs 10 000 annuellement s’ils ont jusqu’à cinq femelles. Pour ceux qui ont 6 à 10 femelles, le tarif est de Rs 25 000 alors qu’il s’élève à Rs 100 000 pour ceux ayant plus de 10 femelles.
De plus, certaines races de chiens sont appelées à disparaître à la longue à Maurice. Une liste de neuf races a été dressée, dont le Boer Bull ou encore le Red Rose Pit Bull. Leur importation et reproduction seront interdites.
«Cela va tuer les petits éleveurs», déplore Ramparsad Jhurree, éleveur de la région de St.-Pierre. Ruben Armugan est, lui, d’avis que cette loi était nécessaire «pour mettre de l’ordre». Car le phénomène d’élevages illégaux prenait de l’ampleur. «Boucou ti pe rod tir zot kass», reconnaît cependant Ramparsad Jhurree.
Autre changement institutionnelle : les éleveurs devront faire leur demande à la Division of Veterinary Service (DVS) et non à la Mauritius Society for Animal Welfare (MSAW), qui vient remplacer la Mauritius Society for the Prevention of Cruelty Animal (MSPCA).
Dans son discours, le ministre a justifié ce changement par les «conflits d’intérêts» qui survenaient ; certains des membres de la défunte MSPCA étant eux-mêmes des éleveurs. De nouvelles conditions s’appliqueront également pour l’octroi d’un permis.
De lourdes sanctions sont aussi prévues pour le maître s’il néglige les vaccins ou les visites chez le vétérinaire. Selon la nouvelle législation, cet oubli sera considéré comme de la maltraitance. Pour ce délit, le maître risque de payer une amende de Rs 15 000 et une peine d’emprisonnement ne dépassant pas six mois.
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