Publicité

Anila Seewoogoolam, 49 ans, accuse la police de l’avoir «battue et torturée»

8 mars 2013, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Anila Seewoogoolam, 49 ans, accuse la police de l’avoir «battue et torturée»

Cette mère de famille est détenue par la Criminal Investigation Division (CID) de Quatre-Bornes depuis le jeudi 28 février. Dans une déposition faite à la police de Sodnac (Photo), elle affirme avoir été torturée et battue en plusieurs occasions.

Anila Seewoogoolam a été arrêtée le 28 février dernier en même temps que ces deux fils, Preetam et Goolshan. Depuis, elle est toujours détenue en cellule policière et n’a aucune nouvelle de ses deux enfants. Elle n’a pas, non plus, rencontré d’autres proches depuis son arrestation. Elle affirme avoir subi plusieurs interrogatoires aux mains des membres de la CID de Quatre-Bornes.

Dans une déposition enregistrée au poste de la police de Sodnac en début de soirée, vendredi 8 mars, Anila Seewoogoolam, accuse la police de ne lui avoir pas permis de communiquer avec le monde extérieur depuis son arrestation, de l’avoir torturée et battue à plusieurs reprises, dans le but de lui extirper des aveux.

Selon ses hommes de loi, Me Sanjeev Teeluckdharry et Me Erickson Mooneapillay, ce n’est que tard dans l’après-midi du vendredi le 8 mars, que leurs services ont été retenus. Ils soutiennent que, quand ils vu leur cliente, cette dernière portait des bleus sur différentes parties du corps et que son visage était enflé. La présumée victime de brutalités policières a été examiné par un médecin, ce samedi 9 mars. 

«Comment peut-on se retrouver dans une telle situation au lendemain de la Journée internationale de la femme et à la veille du 45ème anniversaire de l’indépendance», s’insurge Me Sanjeev Teeluckdharry.

Dans une lettre adressée au Commissaire de Police, ce samedi 9 mars, les avocats d’Anila Seewoogoolam s’élèvent contre la décision de la police d’avoir, jusqu’ici, objecté à la remise en liberté conditionnelle de leur cliente. D’autant plus que cette dernière n’a aucun antécédent. Anila Seewoogoolam s’apprête à passer sa dixième nuit en cellule policière.

Elle est accusée d’avoir volé des meubles dans une maison de location qu’elle occupait jusqu’à récemment avec ses enfants, à Quatre-Bornes. Elle vient de déménager dans une autre maison, à Grand-Baie.

Publicité