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Andy Roddick expéditif
Entrée en matière sans souci pour Andy Roddick qui n'a fait qu'une bouchée de son adversaire Scoville Jenkins. Plus douloureux en revanche les qualifications en cinq sets de Juan Carlos Ferrero et Tim Henman. Roddick facile, Ferrero dans la douleur.
L'Américain Andy Roddick n'a pas fait de détail mardi soir, hier matin à Maurice, face à son compatriote Scoville Jenkins. En effet, ce dernier n'a réussi à inscrire que quatre petits jeux au tableau d'affichage pour une défaite sans appel (6-0, 6-2, 6-2). Roddick, affûté, démontre qu'il est bien le favori du tournoi. Ce qui n'est pas vraiment le cas de l'Espagnol Juan Carlos Ferrero, qui a gagné certes mais qui a souffert. Ferrero a battu le Tchèque Tomas Zib en cinq sets épuisants (4-6, 7-5, 7-6, 6-7, 6-3).
Marat Safin ou l'insoutenable légèreté de l'être. Comme un livre, le Russe propose toujours des histoires à rebondissements mais avec un sujet unique : son envie de jouer. L'inconstance a encore dominé et le vainqueur de l'US Open 2000 a tourné la page sur une énième défaite (7-6, 6-4, 3-6, 6-3) aux dépens du Suédois Thomas Enqvist, toujours très dangereux sur ciment.
“Je suis vraiment très déçu”, a résumé Safin. “J'avais de grands espoirs dans ce tournoi. Je ne suis pas fier de moi aujourd'hui. Je suis arrivé à Flushing sans trop de confiance. Enqvist est un joueur pugnace. Il fallait que je sois à mon meilleur niveau, ce qui n'était pas le cas.”
La motivation n'est pas vraiment le problème de Nicolas Massu. Sur sa lancée des JO, le Chilien récolte les médailles et les victoires. Après l'or, le Chilien a plus modestement accroché un succès probant au 1er tour contre l'Argentin Jose Acasuso, dominé en trois sets secs (6-4, 6-0, 6-2). Fort de ce capital confiance, il pourrait s'avérer dangereux pour la suite du tournoi.
“C'est difficile de me concentrer sur le tournoi car toute l'attention est sur moi. Ce n'est pas facile à gérer. Beaucoup de gens pensent qu'après avoir remporté la médaille d'or, je vais gagner l'US Open. J'essaie de ne pas y penser. Je veux juste me concentrer sur mon prochain adversaire”, a déclaré Massu.
Cette confiance a sûrement été nécessaire à Tim Henman pour supporter le bombardement d'aces d'Ivo Karlovic. A l'image de son aîné Goran Ivanisevic, le géant croate n'a pas lésiné en réussissant 39 aces. Mais le flegme et la plus grande constance en fond de court du Britannique ont eu raison de la puissance adverse en cinq sets (7-6, 6-7, 4-6, 6-4, 6-4). Seule énigme : son dos va-t-il tenir ?
“Ce match me convenait parfaitement car il n'y avait pas beaucoup d'échanges vu notre même jeu d'attaque”, a analysé Henman. “Cela va me permettre de préserver mon dos. Je vais aller voir ma kiné et voir ce qu'elle me conseille de faire. Mais si la douleur persiste, je ne me vois pas aller bien loin dans le tournoi”.
Cette année, les tournois du Grand Chelem ne réussissent pas à Anthony Dupuis. En quatre participations, le Français n'a jamais passé un tour. A New York, il a pourtant bénéficié d'un tirage a priori favorable en la personne d'Alberto Martin. Un Espagnol sur ciment, ce n'est jamais mauvais signe. Malheureusement, le Tricolore n'a résisté qu'un set avant de se laisser déborder par le lift adverse et de s'incliner (3-6, 6-2, 6-4, 6-4).
L'effet inverse s'est produit pour Michaël Llodra. Après un début cahotique, le Français s'est bien repris pour s'imposer (2-6, 7-6 (2), 7-6 (5), 6-2) face au Belge Gilles Elseneer. Qualification également pour Arnaud Clément qui n'a concédé qu'un set face à Wayne Arthurs (6-4, 6-7 (5), 6-3, 6-3). Le Français rencontrera l'Espagnol Robredo au prochain tour.
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