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Anahita, ou l?espoir de l?Est

21 janvier 2006, 20:00

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L?Est appelle Anahita de tous ses v?ux. Ce nom, celui d?une ancienne déesse perse de l?eau et de la fécondité et qui est aujourd?hui prêté à un important projet de lieu de villégiature à Beau-Champ, traduit l?espoir de tout un pan de l?île Maurice.

Espoirs de reconnaissance. De développement. Le groupe Ciel, promoteur du projet, entend prendre la mesure de ces attentes par le truchement d?une étude d?impact sociologique qui devrait démarrer le mois prochain. Cette initiative se veut une indication de la volonté de Ciel de réussir une réelle intégration d?Anahita avec son environnement naturel.

Anahita, c?est Rs 15 milliards d?investissement étalé sur quatre ans. C?est la première implantation de la prestigieuse enseigne Four Seasons à Maurice et aussi le tout premier venture du prince saoudien Al-Waleed, cinquième fortune mondiale pesant plus de Rs 700 milliards selon Forbes, dans l?île. C?est une étroite collaboration avec le très réputé Playground, société canadienne spécialisée dans la vente de lieux de villégiature. Autant dire que Ciel s?est donné tous les moyens pour réussir son Integrated Resort Project.

Cette semaine, ont débuté les travaux relatifs à la construction de l?hôtel Four Seasons et de son parcours de golf. Celui-ci comprendra 90 suites et 30 villas. Cette partie du projet est financée à hauteur de 50 % par Kingdom Hotel Investment du prince Al-Waleed. Le reste du projet se décline en un luxueux village de 210 résidences. Anahita s?étend sur 200 hectares bordés de six kilomètres de grève et peuplés d?une luxuriante végétation.

Anahita ne transigera pas sur les efforts d?intégration avec les villages de l?Est. C?est du moins l?assurance donnée par Jean-Pierre Dalais, Chief Executive de Ciel Investment. Les habitants de la région, dont l?histoire est intimement liée à l?exploitation sucrière de Deep-River-Beau-Champ, semblent faire confiance à Ciel sur ce plan. Cela était évident dans la spontanéité apparente des groupes venus dire des prières lors de l?inauguration du chantier mercredi. Cela s?entendait dans les propos du pandit Shyam Daiboo, par exemple, qui demandait aux politiques de soutenir entièrement le secteur privé, créateur de richesse.

« Favoriser la création d?un carrefour d?échange »

« Nous sommes conscients des attentes qu?inspire ce projet. Nous savons aussi que l?intégration d?Anahita dépendra beaucoup de notre capacité à honorer ces espoirs. Nous avons déjà budgétisé une somme pour outiller les villageois à profiter des opportunités qui vont être créées dès décembre 2007 quand l?hôtel entrera en opération et que le village sera prêt à accueillir ses premiers résidents. Cependant, nous tenons à ne rien imposer. L?étude sociologique nous permettra de déterminer les besoins spécifiques des villageois et d?agir en conséquence », indique Jean-Pierre Dalais.

Cette étude permettra également à Ciel d?évaluer les compétences disponibles dans la région. L?expérience, notamment avec Bel-Ombre, a démontré que la localité ne possède pas toujours les talents nécessaires pour faire tourner un resort haut de gamme. Si le nombre y est, souvent c?est la compétence qui fait défaut.

Anahita prévoit de créer 1 200 emplois directs. Le promoteur prévoit d?identifier et d?aider au développement de ces compétences bien à l?avance. Pas question d?être pris de court dans deux ans quand l?hôtel ouvrira. « Un an de formation intensive devrait suffire », estime Nicholas Vaudin, directeur de Ciel Properties, filiale qui supervise l?exécution d?Anahita.

Le village créera bien cinq fois plus d?emplois indirectement. Ciel se propose d?aiguiller les habitants au niveau de l?éducation et de la formation. Il s?engage à les encadrer, les mettre en rapport avec des institutions susceptibles de les aider à se regrouper, à s?organiser et à se professionnaliser. Bref, à s?offrir les moyens pour assurer la qualité de prestation exigée par un hôtel de luxe. Ciel agira grâce à la Fondation nouveau regard, organe qui concrétise l?engagement social du groupe en toute discrétion depuis des années déjà.

« Nous voulons favoriser la création d?un carrefour d?échange. D?un endroit où pêcheurs, agriculteurs, plaisanciers et petits commerçants pourront trouver leur compte. C?est cela qui va promouvoir et motiver l?intégration entre les habitants, certes différents, d?Anahita et ceux de la région. Pour le reste, je fais confiance à la chaleur et à l?accueil légendaire des Mauriciens », confie Jean-Pierre Dalais.

Le chantier est ouvert. Anahita sera dévoilé au marché européen dans deux mois, à l?issu d?un coup médiati-que prévu au Kensington Palace, en Angleterre. La balle est à présent dans le camp des habitants de l?Est. À eux de s?organiser pour faire de ce projet une réussite personnelle.

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