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Amour et grandeur

8 juillet 2005, 00:00

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<B>“Hitch”

Les secrets d’un Casanova</B>

À New York, Hitch exerce une activité aussi originale que secrète : il aide les plus timides à conquérir la femme de leur vie. Son dernier client, Albert, un comptable, est tombé éperdument amoureux de la célèbre Allegra Cole. En guidant Albert vers le bonheur, Hitch rencontre Sara Melas, une journaliste people qui suit Allegra comme son ombre. Pour Hitch, c’est le coup de foudre, mais les conseils qu’il donne aux autres ne lui suffiront pas forcément – d’autant que la journaliste rêve de démasquer le mystérieux conseiller en séduction dont toute la ville parle…

Le scénariste Kevin Bisch a puisé son inspiration dans ses expériences personnelles à l’université. Après une suite de rendez-vous plus ou moins réussis avec différentes jeunes filles, il a réalisé qu’il finissait généralement assis au bord du lit avec elles, à feuilleter longuement des albums photos… “J’ai eu une révélation, confie-t-il en souriant. Comment avais-je pu être aussi bête ? Elles ne faisaient que tuer le temps en attendant que je les embrasse. Après ça, je me suis intéressé de près à la mécanique et au timing des débuts d’une relation avec une femme, et aux petits détails infimes…”

Kevin Bisch souligne : “C’est cela qui rend le personnage si sympathique. Il n’est pas cynique, il ne s’est pas lassé de l’amour. Il est vraiment convaincu que n’importe quel homme – sauf lui – peut rencontrer la femme dont il est amoureux et s’en faire aimer. Ce qu’il fait est vraiment noble et altruiste. Il veut que ces hommes réussissent et cherche à leur épargner la souffrance qu’il a connue.”

La réalisation de Hitch a été confiée à Andy Tennant qui avait déjà réalisé Coup de foudre et conséquences. Les films de Tennant se nourrissent de sa vision de l’amour et de la romance. Il explique : “Pour moi, l’amour est un merveilleux problème que l’on ne résout jamais. C’est un fantastique manège d’émotions avec ses surprises, ses hauts et ses bas, que je trouve absolument fascinant.”

Les règles que suit Hitch sont issues d’une longue tradition du jeu de l’amour. Andy Tennant observe : “Il y a une réplique dans le film qui résume bien les choses : “Elle veut le vrai toi. Mais elle ne le veut pas d’un bloc.” Cela signifie que l’on ne doit pas noyer quelqu’un sous ses émotions, qu’on ne doit pas tout dévoiler d’un coup. C’est une question de contrôle : il faut révéler progressivement ce que l’on est, ce que l’on ressent. Il faut jouer selon les règles, faire la cour comme on le fait depuis des siècles, sinon ça rate. Si Hitch réussit parfaitement à aider ses congénères, son inestimable expérience ne fonctionne pas pour lui avec Sara Melas – incarnée par Eva Mendes –, une très séduisante journaliste. Avec elle, il reste aussi intrigué que désarmé.

Les acteurs ont développé des liens étroits avec le réalisateur. Eva Mendes explique : “Andy a été acteur, alors il sait exactement comment nous fonctionnons. Il vous écoute, il sait ce que vous éprouvez, il est proche de vous. C’est vraiment formidable, on ne peut pas rêver mieux.” Andy Tennant confie : “J’ai eu de la chance de travailler avec Eva Mendes et Will Smith. Will a un instinct brillant. Il aime les défis, il aime creuser plus avant ce qu’on lui propose. Sur un plateau, il traite tout le monde avec le même respect. Il a une passion et une attitude communicatives. Cela nous a tous poussés à donner le maximum.”

<B>“Dus”

100 % action</B>

Dus promet de contenir tous les ingrédients pour attirer la masse : de l’action, du romantisme et des vedettes. Les cinéphiles indiens en ont déjà l’eau à la bouche et ont déjà réservé leur billet de cinéma dans la plupart des salles de la Grande Péninsule.

Le scénario de Dus est assez simple. Des terroristes internationaux ont échafaudé un plan qui tuerait des milliers d’innocents. Le compte à rebours a déjà commencé. Le monde est désemparé et l’ATC, la cellule anti-terroriste n’a que sept jours avant le 10 mai (Dus) pour déjouer leurs plans.

Les membres de cette mission sont Siddhant (Sanjay Dutt). Il dirige les policiers Shashank (Abhishek Bachchan), Aditi (Shilpa Shetty), Aditya (Zayed Khan) ainsi que l’officier canadien Dan (Sunil Shetty) et Neha (Esha Deol). Dus vous entraîne dans cette mission. Cette brigade fera tout pour empêcher les terroristes de parvenir à leurs fins.

Outre ce casting attirant, les cinéphiles retrouveront Gulshan Grover dans la peau du bad guy. Il est bien parti pour terroriser son monde. Récemment, l’acteur avait choisi d’incarner d’autres types de personnages dans Dil Maange More, par exemple. Ne ratez pas la performance de Shilpa Shetty. Elle est redoutable au sein de l’ATC. Dus sera projeté en version sous-titrée en anglais.

<B>“Le Couperet”

Un boureau du travail</B>

Bruno Davert est un cadre très supérieur dans une usine de papier. S’étant fait licencier avec quelques centaines de ses collègues pour cause de délocalisation, il est prêt à tout pour retrouver un poste à son niveau, même à tuer ses concurrents.

Le Couperet est tiré d’un roman homonyme du prolifique auteur américain Donald E. Westlake. L’écrivain, connu pour ses polars acides, est depuis longtemps une source d’inspiration pour des cinéastes aux univers très différents. Parmi les films adaptés de son œuvre, on peut ainsi citer Made in USA de Godard, Le Point de non retour de Boorman, Le Jumeau d’Yves Robert, ou encore Payback de Brian Helgeland.

“Comme il existe de la science-fiction, de la politique-fiction, on peut faire aussi du social-fiction”, déclare Jean-Claude Grumberg, qui a cosigné avec Costa-Gavras l’adaptation du livre de Donald E. Westlake. Il ajoute : “C’est en ce sens que le roman est universel, c’est-à-dire qu’il présente le bout de la route de l’individualisme que nous sommes en train de vivre. Nous sommes bien sûr dans une vision extrême, mais c’est un conte moral contemporain. Moral au sens que lui donnait Voltaire ou Diderot, c’est-à-dire amoral. Voltaire et Diderot racontaient une situation amorale pour faire ressurgir en nous le sens moral. En gros, à la question : Est-ce que demain on veut vivre dans une société pareille ? la réponse est non bien sûr. Mais le film alerte sur une sorte de nouvelle sauvagerie, de nouvelle barbarie. On peut dire que c’est la suite d’Amen. : dans quel monde sommes-nous entrés à la sortie du nazisme ?”

Donald E. Westlake a expliqué les origines de son livre : “L’idée du livre m’est venue lorsqu’une amie, cadre supérieure dans une banque, m’a parlé des réactions extrêmement diverses des gens pendant les entretiens de licenciement qu’elle avait dû mener au cours des quatre dernières années. C’est alors que la voix du personnage du Couperet avait commencé à naître : je l’ai suivie et elle m’a amené à la description d’une sorte d’inhumanité au quotidien, une inhumanité d’ailleurs pas simplement américaine.”

Pour incarner Bruno Davert , un personnage aussi complexe, très éloigné des rôles comiques qu’il a souvent joués, José Garcia explique qu’il lui a fallu trouver à ce Bruno Davert “une vraie raison, parce qu’entre être prêt à tuer et tuer, il y a ce pas infranchissable.” Le comédien, que Costa-Gavras, en est arrivé à la conclusion suivante : “Je me suis rendu compte qu’à partir du moment où quelqu’un décide que son travail est tout pour lui, ou que sa famille est tout pour lui, ou que Dieu est tout pour lui, il est capable de faire les choses les plus extrêmes car il se persuade alors de la nécessité de son geste.”

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