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Amendements au Sports Act présentés en première lecture

25 octobre 2004, 20:00

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Les principaux objectifs de ce projet de loi sont de rendre la législation sur la régionalisation plus flexible et surtout de permettre que les litiges au sein des fédérations sportives puissent être réglés au niveau local. Le MJS propose, donc, de ramener le nombre de clubs requis par région – qui est d’un minimum de sept clubs actuellement – à un minimum de deux, dans le premier cas, et le droit d’instituer un comité ad hoc après consultation avec le Comité national olympique mauricien (CNOM).

Un nouveau paragraphe sera, ainsi, ajouté à la section 8 du Sports Act.

En d’autres mots, un comité régional peut être constitué d’un minimum de deux clubs au lieu de sept comme stipulé dans l’actuelle législation.

Le deuxième amendement majeur proposé au Sports Act 2001 concerne effectivement, les litiges au sein des fédérations sportives.

Suite aux problèmes qu’avaient connus l’Association mauricienne de badminton et celle de tennis de table où il avait fallu l’intervention de la fédération internationale pour ramener de l’ordre dans ces deux instances locales, le ministre des Sports, Ravi Yerrigadoo a décidé de remplacer la section 8 (6) par le texte suivant : “Where the Minister is satisfied that a Sports Federation no longer satisfies the requirements of this Act, he may, after consultation with the Olympic Committee or, as the case may be, the Paralympic Committee - (a) suspend or cancel the certificate of recognition of the Sports Federation ; and (b) set up a Caretaker Committee to run the affairs of the Sports. ”

“C’est une très bonne chose”

Les fédérations sportives ont pu prendre connaissance, hier, à travers un courrier du MJS, de ces amendements qui seront présentés en première lecture aujourd’hui. Interrogé le président de l’Association mauricienne d’athlétisme amateur (AMAA), Suren Ayadassen s’est dit satisfait des amendements proposés. “ La décision du ministre de ramener le nombre de clubs requis à un minimum de deux par région est une très bonne chose ”, estime Suren Ayadassen.

“Cela nous permettra de travailler dans les paramètres définis par la loi de ce pays”, poursuit-il.

Philippe Hao Thyn Voon, ancien membre du comité de l’AMTT et membre actuel du comité ad hoc, se félicite de la démarche du ministre Ravi Yerrigadoo. “Avec un minimum de sept clubs par région il était tout à fait impossible de respecter le Sports Act. Je trouve qu’un minimum de deux clubs par région est raisonnable. Si elle est adoptée, cette nouvelle loi éviterait la création de clubs fictifs ”, précise-t-il.

Pour ce qui est du deuxième amendement, cet ancien vice-président de l’AMTT – cette dernière a largement motivé la démarche de Ravi Yerrigadoo – estime que le ministre des Sports a pris une sage décision.

Résoudre les problèmes localement

“C’est bien de vouloir rechercher l’intervention des instances internationales en cas de conflit, mais, souvent ces dernières ne peuvent apporter leur soutien, pour la simple et bonne raison que chaque pays à sa législation propre. D’où l’importance de trouver une solution qui permet de résoudre les problèmes localement. Et, surtout, dans les plus brefs délais, car ce sont toujours les athlètes qui en sont les principales victimes”, fait-il remarquer.

Quant au légiste Teverajen Ponamballum, président du comité ad hoc de l’Association mauricienne de badminton (AMB), il se réjouit des amendements proposés. Toutefois, il aurait tout même préféré que le MJS recherche l’opinion de la fédération internationale avant d’instaurer un comité ad hoc. “L’amendement proposé est bon mais qu’est-ce qui se passera si le pays doit accueillir un événement important. Est-ce que la fédération internationale acceptera de confier l’organisation à un comité ad hoc ? D’où l’importance d’impliquer la fédération internationale dans le coup”, explique Teverajen Ponamballum.

Pour ce qui est de l’amendement proposé à la section 8 de la loi sur la régionalisation, il est d’avis que : “C’est une très bonne chose de vouloir ramener le nombre de clubs à un minimum de deux par région. Mais j’aurais souhaité que les décisions prises au niveau des comités régionaux puissent être homologuées par la fédération nationale. Cela afin d’éviter tout conflit entre les dirigeants, au cas où il y n’y aurait que deux clubs dans une région”.

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