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Allégations de pédophilie au MITD: le cas d’Hermandar Madhow débattu au Parlement
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Allégations de pédophilie au MITD: le cas d’Hermandar Madhow débattu au Parlement
Showkutally Soodhun reviendra sur l’affaire de pédophilie alléguée au Mauritius Institute of Training and Development (MITD) à l’Assemblée nationale. Il veut connaître les raisons de la suspension du syndicaliste, Hermandar Madhow.
A l’Assemblée nationale, le mardi 26 mars, le député de l’opposition et président du Mouvement socialiste militant (MSM) interrogera le ministre de l’Education, Vasant Bunwaree sur les raisons qui ont poussé la direction du MITD à suspendre, Hermandar Madhow.
Ce dernier qui est le président de la MITD Employees Union occupe également les fonctions de manager départemental au sein de l’institution de formation. Showkutally Soodhun invitera aussi le ministre à donner des indications sur un rapport intérimaire qui aurait été déposé par le comité disciplinaire qui se penche sur le cas du syndicaliste.
Le syndicaliste, accusé d’avoir fait des déclarations contre le MITD, au sein duquel il est employé, est appelé à comparaître devant les inspecteurs du CCID, entre le 20 et le 21 mars.
«Ce n’est qu’une tentative d’intimidation. Je ne comprends pas pourquoi j’ai été convoqué au Central CID. N’y a-t-il pas d’autres cas qui méritent la considération des enquêteurs ? Je trouve qu’ils en font un peu trop dans mon cas. Je suis harcelé par le management et par la police. Mais je n’ai pas l’intention de baisser les bras aussi facilement», affirme le syndicaliste en suspension.
Par ailleurs, avant sa convocation devant le CCID, le président de la MITDEU doit comparaître devant un comité disciplinaire présidé par Me Hervé Lassemillante, ce mardi 19 mars à 16 heures
«Dans le rapport préliminaire, le président du comité reconnaît que j’ai fait cette déclaration en tant que syndicaliste mais je suis quand même appelé à soumettre des preuves additionnelles», affirme-t-il en ajoutant qu’il n’a aucun document supplémentaire à soumettre.
Deepak Benydin, un des syndicalistes qui soutient le président de la MITDEU, considère que cette convocation à la police relève d’une tentative de répression syndicale. «Tous les syndicalistes devraient se sentir concernés. Est-ce que cela veut dire qu’un syndicaliste d’un corps paraétatique n’a pas le droit de critiquer la gestion de l’établissement ?», s’interroge le syndicaliste Benydin.
Les syndicalistes comptent également faire remonter l’affaire au niveau du Bureau international du Travail.
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