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Allocations pour «dalles» : des fraudes mises au jour par la NHDC
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Allocations pour «dalles» : des fraudes mises au jour par la NHDC
Les Rs 55 000 offertes par l?Etat aux familles démunies pour la dalle de leur maison fait des envieux? même parmi les plus nantis ! Et certains d?entre eux, des hommes d?affaires, des commerçants, voire des marchands ambulants, ont été jusqu?à jurer de faux affidavits en Cour suprême pour obtenir cette allocation. Pourtant, leurs revenus mensuels de plus de Rs 40 000 les disqualifiaient automatiquement. Interrogé à ce sujet par l?express, hier, le directeur de la National Housing Development Company (NHDC), Shameem Peerally devait déclarer avoir eu connaissance de plusieurs cas de ce genre. Raison pour laquelle l?organisme compte renforcer les procédures pour l?attribution de l?allocation.
<B>Appels et lettres anonymes</B>
Selon les critères établis par le gouvernement, ceux qui ont droit à cette allocation doivent avoir un salaire combiné de pas plus de Rs 8 500 par mois. Ce qui n?était pas le cas de certains bénéficiaires. Cette fraude dure depuis plus d?un an et demi, apprenons-nous. Toutefois, interrogé mardi, le directeur administratif de la NHDC Sunil Anuth, devait relativiser en n?admettant qu?un seul cas avéré.
Le pot aux roses a été découvert tout récemment à la suite d?appels téléphoniques et de lettres anonymes provenant de voisins et de connaissances des fraudeurs. Ainsi, lorsque des inspecteurs de la NHDC se sont rendus sur place pour enquêter, ils ont été surpris de constater que la somme d?argent versée plusieurs mois auparavant pour la dalle servait à d?autres fins.
En effet, il était au départ question de couler une dalle pour une maison ne dépassant pas les 150 mètres carrés. Rien d?anomal lors des premières inspections : la superficie était respectée. Mais c?est en menant leur enquête que les inspecteurs devaient découvrir que la maison de 150 mètres carrés avait été transformée en? entrepôt pour le stockage de marchandises. Notamment des produits textiles, des chaussures et autres produits que l?on trouve habituellement chez des marchands ambulants et autres commerçants.
Comment cette fraude a-t-elle pu se matérialiser ? Dans un cas, nous explique une source proche de la NHDC, une directrice d?entreprise habitant dans la capitale, aurait rédigé une lettre de recommandation pour? son époux, dans laquelle elle expliquait que l?homme était employé planton dans son entreprise, avec un salaire peu élevé. Une deuxième habitante de Port-Louis, employée dans le privé, aurait, elle, faussé sa fiche de paie.
Des procédures légales ont été entamées contre ces fraudeurs et ils ont été sommés de rembourser cet argent. Selon des informations disponibles trois personnes ont déjà accepté de rembourser la totalité de la somme qui leur avait été allouée. Ils sont même passés à la caisse de la NHDC. Mais il y aurait aussi quelques récalcitrants. Dans ce cas, explique-t-on à la NHDC, des procédures légales seront enclenchées pour récupérer l?argent.
Le directeur de la NHDC, Shameem Peerally, déclare également que les critères imposés aux demandeurs seront renforcés. «Tout est mis en ?uvre pour durcir les lois concernant les allocations à être versées aux personnes éligibles.»
Ils devront produire un certificat délivré par le bureau de l?enregistrement, pour prouver qu?ils sont bien propriétaires de leur maison. Un relevé bancaire leur sera aussi réclamé. Ces deux critères n?existaient pas auparavant : les demandeurs se contentaient de se munir des plans de leur maison et d?un document de leur notaire indiquant qu?ils en sont le propriétaire.
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