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Aktar perd la vie dans un carambolage
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Aktar perd la vie dans un carambolage
Désormais, l?Eid, le premier jour du nouvel an musulman, fera revivre de douloureux souvenirs chez les intimes d?Aktar Badal. Les funérailles de ce dernier ont eu lieu en ce jour en Angleterre, à Edmonton, dans la région d?Essex où il a été victime d?un grave accident de la route il y a huit jours. Au lieu des réjouissances qui marquent habituellement la fin du long jeûne du ramadan, une longue procession de proches se rassemblait chez la mère du disparu à Circonstance, St-Pierre, mercredi, pour la consoler lors de cette rude épreuve.
« C?est peut-être Dieu qui a voulu qu?il soit enterré le jour de l?Eid. C?est un jour important pour les musulmans. Dieu a été bien inspiré car Aktar était quelqu?un de bien, un homme qui avait un c?ur d?or », lance Feroz Woozeer, beau-frère du défunt. Rien ne présageait une fin aussi atroce pour cet homme d?affaires de 44 ans engagé depuis une quinzaine d?années dans l?importation de camions de seconde main. « C?est sur une route secondaire, l?A13 qu?il a eu cet accident. J?ai fait cette route à plusieurs reprises dans le passé. Je ne comprends pas comment cet accident a pu se produire. Peut-être a-t-il raté une sortie ? », s?interroge Feroz.
« C?est à hauteur de Daggenham, à une demi-heure de route de chez moi que mon frère a été tué. Je ne sais pas où il allait ce soir-là. Il conduisait la Nissan Micra de ma femme. La police ne m?a rien dit pour l?instant mais je crois que le brouillard et la pluie ont été des facteurs déterminants. Aktar est la seule victime de ce drame. Il n?y a eu qu?un seul blessé léger parmi les occupants des trois autres véhicules impliqués dans le carambolage », explique Reza. C?est chez lui, à Edmonton, qu?Aktar demeurait à chaque fois qu?il foulait le sol anglais. Samedi dernier, Aktar n?étant pas rentré à l?heure convenue, Reza avait signalé sa disparition à la police. Ce n?est que le lendemain que les autorités lui ont appris la mauvaise nouvelle.
Sourma, l?épouse de Feroz, est l?unique s?ur d?Aktar. Assise dans un coin de la demeure maternelle, elle ne peut s?empêcher de fondre en larmes à chaque fois que l?on évoque le nom de son frère. Elle est d?autant plus triste qu?elle n?a pu faire le voyage en Angleterre afin d?accompagner celui-ci jusqu?à sa dernière demeure.
« Il était le pilier de la famille... »
« Aktar incarnait tout pour nous. Il était le pilier sur lequel s?appuyait la famille depuis le décès de notre père il y a quatre ans. Sa mort fait de nous de grands perdants », se lamente Sourma. Désormais ce sera à elle et ses trois autres frères de veiller sur les deux enfants et la veuve qu?Aktar laisse derrière lui.
Parti en Angleterre le jeudi 13 novembre dans le cadre de son business d?importation de camions et de pièces détachées et pour voir son fils qui étudie là-bas, Aktar devait reprendre l?avion pour Maurice le lendemain du jour de son accident. Il voulait arriver à temps pour célébrer l?Eid parmi les siens. « C?est chez lui que les proches se réunissaient lors des fêtes. Maintenant ces réunions de famille ne seront plus les mêmes », confie Feroz en jetant un coup d??il sur tout ce qu?avait entrepris son beau-frère : un garage où il remettait à neuf les camions anglais, un building où il avait installé sa maison, un entrepôt de pièces détachées et un supermarché. « Li pane gagne assez létan pou jouir séki line faire?. »
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