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Ajay Daby enquête sur 100 trafiquants

27 janvier 2004, 20:00

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LES NOMS des criminels seront bientôt rendus publics. Leurs biens et ceux de leurs proches pourraient être saisis. Le public est invité à informer les autorités.

Une enquête initiée par le bureau du Premier ministre a été confiée à Ajay Daby, responsable de la Drugs Assets Forfeiture Commission (DAFC). Elle concerne une nouvelle liste de 100 trafiquants détenus.

Les prisons regorgent de condamnés qui purgent entre cinq et 15 ans pour trafic de drogue, qu'il s?agisse d?héroïne ou de gandia. Ces criminels, indique Ajay Daby, sont issus de toutes les régions, ?de Grand-Baie à Gris-Gris, en passant par Flacq et Flic-en-Flac?.

Le responsable de la DAFC commencera les interrogatoires dans les cellules vendredi. Chaque dossier sera envoyé au Département des poursuites publiques (DPP) qui décidera s?il convient de saisir leurs biens et ceux d?éventuels bénéficiaires.

La liste de ces trafiquants doit être incessamment publiée dans la Gazette du gouvernement et dans la presse. Elle émane d?informations obtenues par Ajay Daby et ses collaborateurs durant ces derniers mois. Ce dernier précise qu'aucun nom ne provient d?Ally Lazer, du Mouvement civique national.

Le public appelé à collaborer

Les autorités ont pour principal objectif de mettre fin aux activités criminelles de ces détenus. En effet, leur trafic se poursuit souvent avec des tierces personnes et ils utilisent aussi des prête-noms. Ainsi, le public est encouragé à livrer, en toute confidentialité, des informations sur ces éventuelles connexions, directes ou indirectes, auprès de la DAFC.

Le deuxième objectif visé par le gouvernement est d?empêcher les trafiquants et leurs complices de disposer de leurs biens en utilisant des astuces juridiques. Les banques et les notaires seront avertis qu?ils peuvent être poursuivis s?ils ne collaborent pas avec l?Etat, en vertu du Drugs Act. Il est en effet connu que de nombreux trafiquants placent leur argent dans des commerces, restaurants, boutiques de prêt-à-porter et dans l'immobilier, souligne Ajay Daby.

Une première liste de 80 personnes avait été envoyée au bureau du DPP l?année dernière. Selon nos sources, la moitié de ces trafiquants se seraient enrichis à hauteur de plusieurs millions. Les autres sont de simples intermédiaires qui ne disposent pas de biens importants.

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