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Aide-toi et? les entreprises t?aideront
Au-delà de la simple b.a. Investir dans le social. Est-ce là l?une des priorités des entreprises? Pas exactement, à en croire la dernière étude sur le Corporate social responsibility (RSE) de la Mauritius Employers? Federation, «la grande majorité de ceux interrogés reconnaît que les entreprises mauriciennes ne font pas assez en termes de responsabilité sociale des entreprises».
Un document qui va plus loin : «la majorité des entreprises n?ont pas une politique de RSE bien définie (?) et que seul un petit nombre d?entreprises font publiquement la promotion de leurs activités sociales».
Constat daté de mai 2008. Qui identifie le «manque d?information sur comment s?engager» ainsi que «le manque de ressources financières et humaines» comme principales barrières qui empêchent les entreprises d?assumer pleinement leur responsabilité sociale.
Pourtant, des initiatives existent. Barclays Mauritius, sensible au taux de prévalence du diabète, a pris l?engament de consacrer plus de Rs 10 millions à la prévention, lors de la journée mondiale contre le diabète en novembre 2007. De son côté, la Mauritius Commercial Bank a dédié 1% de ses profits avant impôts au social. A la fin de l?année financière 2007-2008, c?est Rs 23 millions dans cinq champs prioritaires. Principalement l?éducation à hauteur de 30 %, le soulagement de la pauvreté à 25 %, l?environnement à 15 %, les arts et la culture ainsi que les sports à hauteur de 10 %.
Pour sa part, à la Fondation nouveau regard, créée en 2004, le budget consacré au RSE «représente environ 1 % des profits du groupe (environ Rs 10m pour l'année dernière), sans compter toutes les initiatives de chaque entreprise du groupe, dont les dépenses pour La Vallée de Ferney ou le budget CSR d'Anahita qui vont au-delà de ces 1%», indique David Martial, directeur de la communication de CIEL.
<B>Au-delà du minimum requis</B>
Il précise aussi : «Au niveau social, nous ne finançons que les ONG enregistrées, que nous avons rencontrées et dont nous avons constaté le sérieux. Nous ne finançons pas les organisations socioculturelles ou religieuses et nous ne finançons pas les Third Parties qui collectent des fonds pour des causes mais directement les ONGs».
Par ailleurs, les départements /fondations dédiées au social au sein de cinq entreprises ont récemment signifié leur position. En insistant sur son côté «volontaire», qui va «au-delà du minimum requis par la loi». En juillet 2007, la Fondation espoir et développement, la Mauritius Commercial Bank, la Fondation nouveau regard de Ciel Group, le groupe Médine et CIM Financial Group ont conjointement expliqué, dans un «position paper», leur vision du CSR, qui consiste pour une entreprise à but lucratif d? «investir dans les ressources humaines, les droits humains et l?environnement entre autres».
Concrètement, cette déclaration cite le Medine Training Centre, ou encore le Projet employabilité jeunes de la Fondation espoir et développement comme des exemples de CSR. Des actions accomplies avec le concours d?organisations non gouvernementales ou de fournisseurs de service. Un engagement communautaire qui se décline également sous la forme de travail volontaire des employés de ces entreprises, l?utilisation des ressources du bureau tels la photocopieuse, le fax ou un service de transport à la cible de l?aide sociale.
Mais pourquoi s?engager ? «Nous comprenons que notre responsabilité va bien au-delà des seules contributions financières que nous donnons. Aujourd'hui, notre réflexion stratégique s'oriente non pas vers les seules donations mais entièrement sur la façon même de gérer les entreprises. L'objectif est de faire des affaires tout en ayant un impact positif sur la société dans lequel on évolue et une empreinte environnementale qui soit la moins lourde possible».
Pour leur part, les signataires du «position paper» placent en tête de liste le fait que c?est le «moyen pour l?entreprise de reconnaître que son contexte social et environnemental est un élément important dans la bonne marche de ses opérations» et que cela «encourage les employés à se conduire comme des citoyens responsables».
L?étude de la MEF elle, a été faite auprès d?un total de 116 entreprises, la majorité d?entre elles du secteur des finances, des assurances, de l?immobilier et du business. Un document qui conclut également que «dans la majorité des cas, le CSR se caractérise par des activités ponctuelles sans lien avec leurs activités commerciales et stratégiques».
Et si ces entreprises mettent l?emphase sur leur responsabilité, ce n?est pas sans réitérer celle de l?Etat. Selon elles, leur engagement en faveur du diabète ou de la lutte contre le sida, la préservation de l?environnement et dans une moindre mesure, les arts et la culture ne signifie pas que «l?Etat doit en faire moins».
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