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Afrique du sud: L’ANC pourrait enregistrer un recul aux élections du 22 avril
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Afrique du sud: L’ANC pourrait enregistrer un recul aux élections du 22 avril
Plus de 23 millions de Sud-Africains sont appelés aux urnes le mercredi 22 avril à l''''occasion d''élections législatives et provinciales. L’African National Congress, le parti de Nelson Mandela pourrait recueillir moins de suffrages qu’en 2004.
Les consultations populaires qui ont lieu mercredi 22 avril en Afrique du Sud  devraient marquer un recul de l''African National Congress (ANC), parti largement majoritaire depuis la fin de l''apartheid.Le Congrès national africain, qui compte 70% des élus au parlement depuis 2004, pourrait voir sa majorité réduite à 65, voire 60%, en-dessous du seuil des deux-tiers requis pour procéder à des modifications constitutionnelles.
Le chef de file de l''ANC, Jacob Zuma, devrait toutefois devenir le quatrième président de l''Afrique du Sud élu démocratiquement depuis la fin du régime de ségrégation.
"J''ai le sentiment que cela va être un scrutin serré. Il semble assez probable que l''ANC bénéficie d''une moins grande audience que lors des élections de 2004", commente Mike Davies, spécialiste des questions africaines chez Eurasia Group. "Je verrais bien l''ANC descendre en dessous de la majorité des deux-tiers."
L''Alliance démocratique, emmenée par Helen Zille, et le nouveau Congrès du peuple (COPE) formée par des dissidents de l''ANC, pourraient récupérer des sièges aux dépens du parti dirigeant.
L''Alliance espère atteindre 15% des suffrages tandis que le COPE, en perte de vitesse depuis sa création en décembre, peut encore tabler sur 10% des voix.
"Le COPE, prometteur à ses débuts, semble s''essouffler. Cela tient à leur mauvaise organisation, à leur manque de moyens financiers, mais surtout à une guerre des chefs qu''ils ont tenté de résoudre en sortant de nulle part un candidat à la présidence", explique Allister Sparks, analyste politique réputé.
Le candidat du COPE pour le poste de chef de l''Etat est Mvume Dandala, un évêque méthodiste, désigné par défaut, l''ancien ministre de la Défense Mosiuoa Lekota et l''ancien Premier ministre de la province du Gauteng, Mbhazima Shilowa, n''étant pas parvenus à s''entendre.
L''ANC qui dirige le pays depuis 1994 est assuré de conserver une position dominante au parlement et les observateurs ne s''attendent pas à un brusque virage à gauche de la politique afin de satisfaire les syndicats et le Parti communiste qui soutiennent Zuma.
"Ce virage à gauche est d''autant moins attendu que l''ANC comptera sur une majorité moins large à l''Assemblée nationale et que la discipline est déterminante pour les investisseurs", estiment les analystes Peter Attard Montalto et Alastair Newton dans un rapport.
Non seulement le nouveau gouvernement de Zuma devra rassurer les milieux économiques, mais il devra également s''attaquer à une myriade de problèmes internes.
Des millions de Sud-Africains noirs continuent de vivre dans des bidonvilles et le chômage flirte avec les 30%, tandis que le pays connaît un des plus forts taux de criminalité dans le monde.
Dans un entretien accordé à Reuters le mois dernier, Zuma reconnaissait que la pauvreté constitue un problème majeur qui s''est aggravé depuis 15 ans. "Il va falloir trouver des politiques réalistes capables de répondre aux problèmes du pays, en particulier à la pauvreté", a expliqué Zuma.
L''Afrique du Sud pourrait connaître sa première récession depuis 17 ans, tandis que les syndicats s''inquiètent des suppressions d''emplois dans les industries de transformation et l''automobile.
(Reuters)
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