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Accusée à tort après trois jours à l’hôpital Nehru

27 juillet 2010, 20:00

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Accusée à tort après trois jours à l’hôpital Nehru

Béatrice Hazemoth se dit être traumatisée et dépassée par les événements. De retour à Maurice, après un voyage à Madagascar, elle a été interpellée par les limiers de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU), soupçonnée de transporter des boulettes de drogue qu’elle aurait ingurgitées.

Suite à cela, cette habitante de Bambous a été reconduite à l’hôpital Jawaharlall Nehru, à Rose-Belle, où elle y passera trois jours. Depuis, Béatrice Hazemoth ne s’en est jamais remise. Elle nous fait le récit de son «calvaire».

« Je devais rester encore une semaine à Madagascar, mais vu que j’ai appris que ma fille avait passée ses examens, j’ai décidé de retourner à Maurice. A mon arrivée, j’ai été interceptée par des officiers de l’ADSU. Ils m’ont fouillée, mais n’ont rien trouvé. Je pensais, alor, que tout était rentré dans l’ordre, mais les officiers de l’ADSU m’ont alors dit qu’ils devaient me conduire à l’hôpital, tout de suite », raconte-t-elle.

En effet, Béatrice Hazemoth a été contrainte de se rendre à l’hôpital Jawaharlall Nehru. « Lorsque je suis arrivée à l’hôpital, les docteurs m’ont demandée de ce que j’avais dans le ventre. Je leur ai répondu qu’il se trompait, que je n’avais rien », déclare-t-elle avant de nous confier qu’un médecin lui aurait dit qu’elle faisait face à deux possibilité : « elle était soit enceinte où elle dissimulait de la drogue ».

Persuadée de son innocence, Béatrice Hazemoth a suivi les consignes des officiers et des médecins. Dès son premier jour d’hospitalisation, elle est passée au rayon X. « Lorsque je suis passée au rayon x, les médecins m’ont indiquée qu’il y avait quelque chose de louche dans mon ventre », avance Béatrice Hazemoth. Celle-ci devait donc rester à l’hôpital.

Le lendemain, Béatrice Hazemoth est appelée à repasser au rayon x. Cependant, toujours rien n’a été découvert, elle relate que « malgré que rien n’ait été décelé dans mon estomac, les médecins m’ont, tout de même, indiqué que je ne pouvais pas retourner chez moi. A mon troisième jour, je suis de nouveau passée au scanner, mais en vain ».

Béatrice Hazemoth a finalement pu retourner chez elle le lundi 19 juillet dernier. Cependant, les choses ne ce sont pas arrangées. Béatrice Hazemoth nous explique qu’elle serait victime de remarques blessantes, à son égard, de la part de son entourage. « On ne cesse de me traiter de trafiquante de drogue », nous confie-t-elle.

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