Publicité
Accord pour l’ouverture de discussions
Par
Partager cet article
Accord pour l’ouverture de discussions
Le mouvement islamiste afghan Jaish-e-Muslimeen (Armée des Musulmans), qui a enlevé il y a une semaine trois membres de l’Onu, a affirmé hier que le gouvernement afghan et les Nations unies avaient accepté d’ouvrir des négociations pour leur libération. Jaish-e Muslimeen a menacé de tuer les trois otages si les autorités n’accèdent pas à une série de revendications, notamment la libération de tous les prisonniers taliban, le retrait des forces américaines et la suspension des opérations de l’Onu dans le pays.
“Le gouvernement afghan et l’Onu ont accepté de négocier avec nous et des discussions vont débuter”, a déclaré jeudi à Reuters Sayed Khalid Agha, porte-parole du groupe. Le gouvernement et les Nations unies n’ont pu être contactés dans l’immédiat. Agha avait déclaré mercredi que l’ultimatum expirait à minuit (mercredi à 19h30 GMT), mais un autre porte-parole a affirmé qu’il avait été repoussé aujourd’hui à14h00 (09h30 GMT).
Agha n’a pas fixé de nouvelle échéance hier, mais il a laissé entendre que davantage de temps pourrait être donné afin de négocier avec les autorités. Les otages - deux femmes et un homme – sont originaires d’Irlande du Nord, du Kosovo et des Philippines.
Selon des responsables de la sécurité, la Grande-Bretagne a dépêché une équipe de Scotland Yard spécialisée dans les prises d’otages et les Philippines ont envoyé en Afghanistan leur ambassadeur au Pakistan. Mis à part les preneurs d’otages, les parties concernées observent la plus grande discrétion et on ignore si des discussions ont déjà eu lieu.
Le chef du groupe, le mollah Sayed Mphammad Akbar Agha, avait dit précédemment à Reuters que des discussions avec un “tajir” – un intermédiaire – se poursuivaient. Le gouvernement a dans le passé négocié la libération da plusieurs étrangers enlevés par des fugitifs taliban, dans certains cas en versant une rançon.
Publicité
Publicité
Les plus récents