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Aapravasi Ghat, mettre nos pas dans ceux de nos pères
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Aapravasi Ghat, mettre nos pas dans ceux de nos pères
Signal fort. Pour sa première sortie officielle, Mahess Gowreessoo, nouveau ministre des Arts et de la Culture s?est rendu à l?Aapravasi Ghat. C?était dans la matinée de lundi, à la veille de la prestation de serment. Un site qui est entré dans sa phase finale de restauration, en vue de sa demande d?inscription sur la liste du Patrimoine mondial.
De la poussière de roches. Des perceuses qui lancent des étincelles. Des poulies que des hommes en casque jaune actionnent avec précaution pour manipuler les vestiges du lieu de débarquement des travailleurs engagés. C?est là le climat qui règne à l?emplacement historique de la rue du quai.
Site fermé au public pour des raisons évidentes, l?Aapravasi Ghat Trust Fund s?est fixé pour objectif de restituer le site dans l?état dans lequel il était en 1865, en pleine vague de l?engagisme. Les travaux ? d?archéologie d?abord puis de rénovation ensuite ? ont démarré, il y a de cela un an et demi.
Selon Prem Mahadeo, project manager, les travaux accusent quelques semaines de retard sur le calendrier établi. ?Mais c?était pour des raisons indépendantes de notre volonté.? Il cite notamment le passage du cyclone Hennie en mars et la visite du Premier ministre indien Manmohan Singh, ?qui a aussi eu un impact sur les travaux. Il a fallu interrompre les travaux pour mettre le site en état de recevoir cette éminente personnalité.?
Repères pour aiguiller les travaux : l?Aapravasi Ghat Trust Fund s?est procuré des plans provenant des archives du ministère des Infrastructures publiques. Conservés au quatrième étage du Joonas Building, dans les locaux administratifs du Trust Fund, ces plans contiennent des détails inestimables sur la disposition des lieux. Y figurent également des dessins montrant les reliefs ornant des colonnes ou le design des meubles disposés dans le hospital block, le bâtiment visible de la rue du quai et unique structure de l?Aapravasi Ghat toujours existante.
La rénovation consiste entre autres à enlever tous les ajouts en ciment ou en marbre, ainsi que les drains et les trottoirs construits au fil des ans sur le site. ?Parfois il a fallu enlever le ciment qui se trouvait entre les pierres de taille sans déranger ces pierres.? Aussi à l?agenda, des questions ayant trait à : ?où est-ce que les gens vont marcher quand ils visiteront le site?, et ?comment éviter que l?eau ne stagne après la destruction des drains.?
Prem Mahadeo évoque également les contacts soutenus avec l?ingénieur Devendra Singh Sood, conservation engineer au Archeological Survey of India et membre du Conseil international des monuments et des sites (Icomos), organe consultatif de l?Organisation des Nations unies pour l?éducation, la science et la culture (Unesco). Impliqué dans les phases de restauration de l?Aapravasi Ghat, il a notamment contribué à la formation de son personnel. Les inspecteurs de l?Unesco sont attendus incessamment maintenant. ?Nous n?aurons que deux semaines de préavis avant leur arrivée.?
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