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40 heures : entre inquiétude et jubilation
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40 heures : entre inquiétude et jubilation
Jubilation mesurée chez les syndicats de l?industrie sucrière. Inquiétude chez les gros opérateurs. Tel a été l?impact de la décision du Conseil des ministres, réuni vendredi afin d?introduire la semaine de quarante heures dans l?industrie sucrière.
« Nous sommes surpris et inquiets. On se demande si le gouvernement n?est pas en train de démanteler son propre plan d?action », a déclaré Jocelyn Kwok, secrétaire-général de la Chambre d?agriculture.
Du côté des syndicats, c?est la jubilation. Pour Potaya Kuppan, président de la General Trade Unions Federation et de la Sugar Industry Labourers? Union, cette décision met un terme à un combat qui a nécessité des années de lutte. « Qu?on applique la semaine de 40 heures. Si l?employeur exige le travail un samedi, le travailleur doit être payé à un taux égal à une fois et demie son salaire normal. »
Potaya Kuppan justifie cette démarche par le fait qu?avec la mécanisation, l?impact de la fatigue physique sur les travailleurs sera plus conséquent, du fait qu?ils vont devoir opérer dans des endroits inaccessibles à la machine.
<B>« Le gouvernement a eu recours à un artifice »
Serge Jauffret, président de l?Union of Artisan of the Sugar Industry est prudent. « Je soupçonne le gouvernement d?avoir eu recours à un artifice, rien que pour éviter un échec d?affluence potentiel le 1er Mai. Cette décision me rend perplexe, d?autant plus que jusqu?ici, aucun gouvernement n?a eu le courage de mettre en application la semaine de quarante heures. Pour démontrer son sérieux, que le gouvernement amende l?arrêté des rémunérations de l?industrie sucrière en y incluant la mise en application de la semaine de quarante heures et ce, avant la fête du Travail. »
Le combat pour l?introduction de la semaine de quarante heures dans l?industrie sucrière date des années 70. Ce n?est que tout récemment que le principe a été entériné par le Tribunal d?arbitrage permanent (TAP).
Cette décision a été contestée par la Mauritius Sugar Producers? Association devant la Cour suprême. Depuis, les deux parties sont retournées auprès du TAP. Les délibérations ont été bouclées en 2006. Elles attendent la publication des conclusions du TAP.
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