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«Watershed meeting»: 98,2 % des créanciers d’Airmate votent pour le DOCA
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«Watershed meeting»: 98,2 % des créanciers d’Airmate votent pour le DOCA
Après le vote des créanciers d’Air Mauritius, qui a mis fin mercredi à l’administration volontaire de Grant & Thornton, ceux de sa filiale ont accompli le même exercice, hier. Soulagement pour les employés qui espèrent intégrer la compagnie nationale.
Après Air Mauritius (MK), c’est au tour d’Airmate de sortir de l’administration volontaire. En effet, les créanciers de la filiale de MK, qui compte 881 salariés, ont voté, à la Watershed Meeting, hier, pour décider de son sort. Les résultats, tombés dans l’après-midi, indiquent que 98,2 % en nombre, représentant 97,6 % en valeur, ont voté pour le Deed of Company Agreement (DOCA). 0,9 % en nombre, soit 0,6 % en valeur, ont opté pour la fin de l’administration alors que 0,9 %, soit 1,8 %, ont voté pour la mise en liquidation de la compagnie aérienne. Le seuil de 75 % du vote ayant été dépassé, cela permet l’adoption d’un plan de refinancement. Les administrateurs Sattar Hajee Abdoula et Arvindsingh Gokhool en seront les Deed Administrators.
Interrogée après le vote, Jane Ragoo, de la Confédération des travailleurs du secteur privé et public (CTSP) et représentante syndicale des employés d’Airmate Ltd, affiche son optimisme. «Au niveau de la CTSP, on s’est dit que tout dépendra des résultats des créanciers de MK. L’État étant actionnaire majoritaire, c’est un peu normal qu’il vote pour la continuité. Nous sommes contents. MK c’est notre fierté, notre propre aviation nationale. C’est bien qu’elle continue.»
Pour la syndicaliste, une page se tourne et c’est alors que le travail commence. «Depuis sa création en 2008, les 881 employés ont souffert. On recommence sur de bonnes bases. Il ne faut pas de discrimination. Que les employés d’Airmate intègrent MK. Il faut corriger cette injustice.» Elle estime qu’il y avait des demi-dieux au sein du transporteur national, qui n’avaient pas à cœur l’intérêt des employés. «La loi est claire. Il faut une négociation dans de tels paramètres.»
De son côté, le représentant des employés d’Air Mauritius et d’Airmate au Parlement et député du Parti travailliste, Fabrice David, explique que le vote des créanciers d’Airmate Ltd en faveur du DOCA est une suite logique et prévisible du vote des créanciers d’Air Mauritius Ltd dans le même sens. «Dans la mesure où les employés d’Airmate travaillent sur une base de rémunération inférieure pour un travail équivalent, je trouve regrettable qu’il n’y ait eu aucune volonté des administrateurs pour payer 100 % des sommes dues à celles et ceux qui touchent de petits salaires chez MK et chez Airmate.» Il ajoute : «Finalement, bien que le DOCA évite la liquidation de notre compagnie d’aviation nationale, j’ai l’impression qu’il est uniquement un exercice comptable sans prise en compte des drames humains associés.»
Pour rappel, lors de la Watershed Meeting de mercredi, les créanciers de MK ont voté en faveur du redressement, mais pas à l’unanimité. Ce qui a finalement mis fin à 17 mois d’administration volontaire de la compagnie. Le plan de remboursement pour les différents types de créanciers a été plébiscité à 100 % pour les catégories A et B (en valeur et en nombre), et à 99,5 % en valeur et 81,7 % en nombre pour ceux de la classe C. Les administrateurs ont jusqu’à fin octobre pour payer les trois catégories de créanciers.
Selon le plan de remboursement, 35 % du montant des créances concerne les sociétés de leasing d’avions, 60 % les hedge counterparties et 50 % la masse générale des créanciers. Le duo de Grant Thornton a fait ressortir que le DOCA était la seule condition qui pouvait permettre à la compagnie de bénéficier des prêts à hauteur de Rs 12 milliards du gouvernement.
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