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Pandémie: la France veut renforcer le suivi de la santé mentale

29 septembre 2021, 07:07

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Pandémie: la France veut renforcer le suivi de la santé mentale

Le gouvernement français a annoncé mardi la création de 800 postes dans les centres publics médico-psychologiques et le remboursement des consultations de psychologues, alors que l'épidémie de Covid-19 a augmenté les troubles psychiques. 

«La pandémie a révélé l'importance du sujet de la santé mentale», a souligné le président français Emmanuel Macron, qui s'exprimait en clôture des Assises de la santé mentale.

Selon une enquête CoviPrev publiée le 17 septembre, 15% des Français montrent des signes d'un état dépressif (+5 points par rapport au niveau hors épidémie), 23% des signes d'un état anxieux (+10 points) et 10% ont eu des pensées suicidaires au cours de l'année (+5 points).

L'isolement, les angoisses, les violences intra-familiales dans l'intimité des confinements ont été les détonateurs de nouvelles souffrances, notamment chez les adolescents.

M. Macron, qui a reconnu que «pendant longtemps les moyens mis n'ont pas été à la hauteur», a annoncé le dégagement de ressources afin de créer 800 postes dans les centres médico-psychologiques à partir de 2022.

Ces renforts doivent permettre de «réduire au maximum les délais d'attente» dans ces structures, qui sont parfois «supérieurs à 18 mois dans les territoires les plus en tension», a indiqué M. Macron.

Par ailleurs, pour répondre à la forte demande de soins, l'Assurance maladie remboursera dès l'an prochain des consultations de psychologues libéraux «à partir de l'âge de 3 ans».

Cette prise en charge se fera toutefois sous conditions: les patients devront être «adressés par prescription médicale» dans le cadre d'un forfait de huit consultations remboursées, la première séance étant à 40 euros et les suivantes 30 euros chacune, le tout renouvelable l'année suivante si besoin.

Un effort budgétaire sera par ailleurs fait en matière de recherche, avec une enveloppe de 80 millions d'euros «dédiée à la santé mentale».

Mardi, le secrétaire d'Etat chargé de l'Enfance et des Familles, Adrien Taquet, a aussi promis l'instauration début 2022 d'un repérage systématique de la dépression post-partum, qui toucherait entre 15 et 30% des mères.

Dans un communiqué, la Fédération hospitalière de France (FHF) s'est globalement réjouie des annonces de M. Macron, une réforme «indispensable pour mettre fin au sous-financement historique» de la psychiatrie publique.

Le Syndicat national des psychologues (SNP) a exprimé en revanche son mécontentement, opposé notamment au passage obligatoire par un médecin généraliste pour bénéficier du forfait remboursé.

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