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Naufrage du Wakashio: Mono Bunwaree évoque un acte délibéré

8 juin 2021, 13:15

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Naufrage du Wakashio: Mono Bunwaree évoque un acte délibéré

«It was a deliberate grounding.» Mono Bunwaree, ex-Senior Lecturer in Mathematical Physics à l’université de Maurice (UOM), a apporté une nouvelle théorie, qui n’a jusqu’ici jamais été abordée par aucun témoin, sur ce qui pourrait expliquer le naufrage du MV Wakashio, le lundi 7 juin. 

En effet, celui qui a pris de l’intérêt dans les circonstances qui ont mené à l’échouement a voulu témoigner devant le panel de la cour d’investigation car il souhaiterait qu’elle ne néglige pas cette théorie et qu’elle se penche sur cette possibilité. Cependant, il affirme ne pas connaître la motivation de l’équipage derrière cet acte qui serait selon lui, délibéré. 

«Quelle serait une motivation possible ? Pour percevoir l’argent de l’assurance ?», lui demande alors le président Abdurafeek Hamuth. L’ancien universitaire répondra qu’il y a un décalage logique entre ce qui s’est passé et l’attribuer à un accident. Il énonce plusieurs scénarios. 

Tout d’abord, les membres d’équipage qui étaient à bord pendant une très longue période et qui ne pouvaient descendre à quai en raison de la pandémie du Covid-19. «Vous connaissez le situation du coronavirus là-bas. Idem pour l’Afrique du Sud. Ils auraient pu avoir un motif.» Il fait ressortir que certains équipages ont été à bord pendant longtemps et, selon les réglementations internationales, un marin ne peut rester à bord pendant plus de six mois sans une pause. 

Marre d’être en mer

«Ces gens-là savaient que naviguer jusqu’au Brésil leur aurait pris 45 jours. Et 45 jours pour revenir. Donc trois mois.» L’ex-Puisne Judge l’interrompt. «Êtes-vous en train de dire qu’ils en avaient tous marre et qu’ils ont orchestré ce naufrage ? De foncer délibérément sur les récifs ?» Mono Bunwaree répond par l’affirmative. 

L’assesseur, Jean Mario Geneviève, Marine Engineer, fait alors ressortir que si telle était l’intention de l’équipage, ne pense-t-il pas que la première chose qu’il aurait fait est d’éteindre le Voice Data Recorder (VDR) ? «Nous avons des preuves que ce n’était pas leur intention.» 

De plus, selon Mono Bunwaree, il y avait trois personnes sur la passerelle et la conversation a été enregistrée. Jean Mario Geneviève l’interroge à nouveau. «Pensez-vous que le capitaine va courir le risque de perdre son certificat de compétence ? Il ne pourra pas naviguer après une carrière de 25 ans en mer. Pensez-vous qu’il va risquer cela ?» Ce à quoi le témoin répond : «Je ne connais pas la motivation réelle.» Mais il affirme avoir deviné en toute logique. 

Mono Bunwaree a tenu à démonter la thèse du réseau. «J’aurai approché la côte et dirigé le navire en parallèle si c’était pour capter le wifi, Je ne foncerai pas sur les récifs.»

Autre point soulevé par l’ancien universitaire est que, deux jours après, le vraquier japonais qui s’est encastré dans les récifs, était intact. «It was perfectly in good shape.» Il explique que ce qui a aiguisé sa curiosité alors qu’il était à Pointe-d’Esny avec ses amis, c’est que l’angle du vraquier lorsqu’il s’est drossé sur les récifs était de 90 degréss. «Je ne crois pas que le temps peut avoir un effet sut un navire de 300 m. C’est très peu probable. It was perfectly steered, perfectly aimed like a bull's eye. Le vraquier n’a pas bougé.» 

Zone de fragilité

Plus tôt c’était au tour de Nalini Burn, économiste et sociologue, de déposer devant la cour. Elle fait ressortir qu’il aurait fallu décréter la région du Sud-Est comme zone de fragilité et de sensibilité. 

Autre point soulevé : l’absence du Labour Record des membres d’équipage. «À cause du Covid-19 et de la quarantaine, beaucoup de membres de l’équipage ont subi plus de stress. Cela aurait pu être de la fatigue et du stress émotionnel d’être en mer pendant si longtemps. Le Labour Record n’a pas été mis à jour. Cela pourrait avoir une incidence sur la navigation.»

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