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Clarisse House: lieu où la tristesse se transforme en mots

5 juin 2021, 06:30

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Clarisse House: lieu où la tristesse se transforme en mots

Les rayons du soleil se montrent à peine. Le temps est maussade. De temps en temps, de la pluie tombe réduisant encore plus la température à Vacoas. Depuis hier matin, la Clarisse House, dans son décor colonial, accueille de nombreux sympathisants venus exprimer leur tristesse depuis le décès de sir Anerood Jugnauth, à travers des mots, dans des livres de condoléances mis à leur déposition. Chacun a voulu y graver avec des mots souvenirs, témoignages, anecdotes qui ont marqué leur rencontre avec SAJ ou encore, rendre hommage à ce grand tribun et bâtisseur de l’île Maurice moderne et «père» du miracle économique dans les années 80. 

Sur la terrasse de la Clarisse House, une ligne se forme. Protocole sanitaire oblige, port de masque et distanciation physique sont de rigueur. À tour de rôle et dans la discipline, jeunes ou vieux avancent vers la grande porte. Celle-ci donne accès à l’intérieur d’une salle minimaliste. 

Les murs sont peints dans des tons clairs alors qu’au sol, le parquet donne un coup d’oeil rustique à ce lieu qui a été témoin de quelques événements marquants dans le passé. Ici, le décor est planté pour rendre un dernier hommage à SAJ. Une table en bois massif et un fauteuil style baroque. Sur la table, le livre des condoléances attend les mots qui viennent du coeur. Des bouquets de fleurs et deux petits quadricolores ornent la table. Adossé au mur, un portrait de SAJ vêtu d’un costume sombre donne l’impression qu’il ne perd rien des faits et gestes des gens venus lui rendre un dernier hommage. Un «hal» (guirlande de fleurs) composé de fleurs jaunes et de gerberas orange est accroché au tableau. Devant lui, sont posées de petites fleurs jaunes. Une petite lampe brille. 

Des deux côtés de la table, deux grands quadricoles complètent ce décor solennel. 

Plusieurs personnalités ont défilé pour signer le livre des condoléances, notamment Navin Ramgoolam. Des parlementaires, à l’instar de Kushal Lobine, Naveena Ramyad et Kenny Dhunnoo. Des ambassadeurs se sont également arrêtés pour signer le livre des condoléances. Ainsi, l’on a pu voir Vincent Degert de l’Union européenne ou encore Nandini Singla, la haute-commissaire de l’Inde drapée dans un sari crème. «Today Mauritius has not just lost its father. India has lost its son», a-t-elle confié. 

La nuit tombe sur Clarisse House. Elle se rafraîchit. Dans cette atmosphère pesante, le chant des oiseaux essaie d’apporter un peu de baume au coeur. Mais debout dans le froid, alors que dans la petite foule les gens attendent patiemment leur tour, le coeur n’y est pas. 

La dernière personne a signé le livre de condoléances à 20 h 03. L’exercice reprend aujourd’hui jusqu’à 18 heures.

 

 


Navin Ramgoolam: «Etre premier ministre demande beaucoup de sacrifice» 

<p><em>&laquo;Je l&rsquo;ai connu comme un adversaire politique mais aussi quand il était président de la République. Aussi nous avons fait une alliance avec le MSM en 2010. On est triste car il a servi le pays comme Premier ministre pendant très longtemps. Être Premier ministre requiert aussi beaucoup de sacrifice, beaucoup de temps et de détermination aussi. J&rsquo;espère que son âme repose en paix.&raquo;</em></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" height="330" src="/sites/lexpress/files/images/article/navin_ramgoolam.jpg" width="620" /></p>

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