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Covid-19: deux patients dialysés aux urgences

4 avril 2021, 10:14

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Covid-19: deux patients dialysés aux urgences

Catherine Gaud, immunologue et conseillère au ministère de la Santé, a donné des chiffres concernant les patients sous dialyse hier, samedi 3 avril, lors de la conférence de presse du NCC. A l’hôpital ENT à Vacoas, il y en a deux qui sont à l’Intensive Care Unit et un qui est en salle. Alors qu’à l’hôpital de Souillac, il y a 30 patients dialysés qui suivent des traitements. Elle a également indiqué que l’hôpital ENT a admis six membres du personnel du service d’oncologie venant de l’hôpital de Candos.

En chiffres

33 patients dialysés contaminés, dont 3 admis à l’hôpital ENT. Lors du point de presse du NCC d’hier, il a été confirmé que 3 patients dialysés ont été admis à ENT et que 30 sont toujours à Souillac.

Depuis le 5 mars, «il y a eu 3 600 personnes en quarantaine, dont 66 qui se sont avérées positives. Il y a 98 patients qui sont guéris».

Ce dimanche 4 avril, huit nouveaux cas ont été annoncés.

Calculs savants + tableaux = Kailesh Jagutpal présente les preuves de la «bonne gestion» de la pandémie…

De longues explications abstraites, graphiques à l’appui. Sauf qu’entre la ligne rouge et la ligne bleue, les explications de Kailesh Jagutpal, ministre de la Santé, n’ont pas convaincu tous ceux qui, hier, ont suivi le press briefing quotidien du National Communications Committee. Comme en témoignent les nombreux commentaires d’internautes noyés sous les calculs.

Ce que l’on retient, c’est que l’objectif réel de présenter au citoyen lambda les prévisions concernant la progression de l’épidémie était surtout d’affirmer que les autorités gèrent le retour du Covid-19 avec efficacité.

Kailesh Jagutpal, ministre de la Santé, a notamment souligné que les calculs tiennent compte des mesures prises par les autorités, c’est-à-dire la quarantaine, le contact-tracing, les tests aléatoires et les zones qui sont passées au rouge depuis le 11 mars dernier. Autres valeurs prises en compte : combien de personnes un patient positif infecte-t-il à son tour, combien de cas y a-t-il comparé à la population du pays et combien de temps une personne reste malade.

Le premier cas a été enregistré le 5 mars. «Le 12 mars, c’est-à-dire sept jours après que l’on a détecté le premier cas, c’est le peak», a affirmé le ministre de la Santé. «Au 1er avril, cela s’est stabilisé.» Selon les calculs, la prévision pour le 1er avril était de 852 cas. En réalité, il y avait 439 cas, soit presque moitié moins. «Grâce à ces calculs, on peut prévoir combien de cas il y aura dans le futur.» Mais le ministre de la Santé n’a pas fourni de prédiction allant au-delà du 1er avril.

Il a indiqué qu’au 19 mars, quand le cluster de Canot a été dépisté, «on aurait dû avoir 220 cas, mais en réalité, il y avait 186 cas». Si pour le 25 mars, le graphique prévoyait 456 cas, en réalité, il y en avait 239. «La stratégie marche bien», a conclu Kailesh Jagatpal.

Quatre-Bornes, pas une zone rouge         

<p>Répondant aux questions de la presse, le ministre de la Santé a expliqué que Quatre-Bornes n&rsquo;a pas été décrétée zone rouge même si une vingtaine de cas y ont été enregistrés. &laquo;<em>Ces cas ont été découverts à différents moments. Ils ont été trouvés par &lsquo;contact-tracing&rsquo;. Nous n&rsquo;avons pas besoin d&rsquo;être inquiets.&raquo;</em> S&rsquo;agissant du contingent d&rsquo;une centaine de travailleurs indiens partis pour Agalega vendredi dernier, Kailesh Jagatpal a affirmé qu&rsquo;avant de monter à bord du bateau, ils sont restés 14 jours en quarantaine. Ils ont subi trois tests PCR <em>&laquo;qui étaient tous négatifs sauf un qui était suspecté positif. Le laboratoire de Candos a confirmé qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de cas positif parmi ces travailleurs</em>&raquo;. Est-il permis à un patient positif au Covid-19 de rentrer chez lui ? Catherine Gaud a répondu catégoriquement : <em>&laquo;Aucun ne sort de l&rsquo;hôpital ENT, ils passent devant un comité de neuf médecins.&raquo; </em>Faisant spécifiquement référence à un cas, elle a affirmé que &laquo;<em>ce patient a été testé positif sept jours après sa sortie. En réalité, il ne l&rsquo;était pas, mais avait juste un signal au niveau de son matériel génétique&raquo;.</em> Ce patient a donc été admis à l&rsquo;hôpital. &laquo;Nous avons tout revu. Nous sommes absolument certains que cette personne n&rsquo;est pas positive et n&rsquo;est pas sortie positive de l&rsquo;hôpital ENT.</p>

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