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Un an après sa démission: Raj Dayal en mode veilleuse

23 mars 2017, 14:21

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Un an après sa démission: Raj Dayal en mode veilleuse

 

Un an, jour pour jour, depuis que Raj Dayal a soumis sa démission en tant que ministre de l’Environnement. Soit après que le Premier ministre d’alors, sir Anerood Jugnauth, lui ait demandé de rendre son tablier. Cela, suivant une déposition faite à la commission anticorruption, le 22 mars 2016, par le promoteur Patrick Soobhany contre l’ex-ministre du Mouvement socialiste militant (MSM).

Selon les dires du dénonciateur, Raj Dayal lui aurait réclamé la somme de Rs 1 million pour l’octroi d’un permis. L’avocat du promoteur, Me Yousuf Mohamed, avait remis une bande sonore à ce propos à l’Independent Commission against Corruption. Le 6 avril 2016, Raj Dayal devait être arrêté après de longues heures d’interrogatoire à la commission anticorruption.

En cour de Port-Louis, où il allait comparaître le même jour, la charge provisoire de «bribery by public official», sous la Prevention of Corruption Act, a été retenue contre lui. Il a retrouvé la liberté en fournissant une caution de Rs 15 000 et en signant une reconnaissance de dette de Rs 300 000.

En cour intermédiaire, le lundi 27 février, le député de la circonscription n° 9 (Flacq–Bon-Accueil) a été formellement inculpé de «bribery by public official». Une fois le procès appelé, Raj Dayal a plaidé non coupable devant la magistrate Renuka Dabee. L’affaire sera de nouveau appelée le mardi 4 avril.

Dommages de Rs 50 000

Par ailleurs, Patrick Soobhany a, lui, logé une demande en réclamation de dommages de Rs 50 000 contre Raj Dayal. Ce, pour diffamation à la suite de propos tenus par l’ex-ministre le 15 avril 2016. Selon le promoteur, Raj Dayal a voulu faire croire que son casier judiciaire n’était pas vierge et que son nom figurait sur la liste de récidivistes internationaux notoires sur le site d’Interpol.

Sollicité par l’express, Me Yousuf Mohamed laisse entendre que la réclamation de Patrick Soobhany n’est qu’au stade préliminaire. Il faudra attendre l’échange d’affidavits des deux parties avant que le procès en réclamation ne débute devant la cour intermédiaire.

Entre-temps, Raj Dayal a fait parler de lui malgré son silence. Son nom a été cité parmi ceux qui allaient prendre la porte de sortie du MSM après le départ du Parti mauricien social-démocrate du gouvernement. Départ qui a subséquemment mené à un remaniement ministériel. À en croire des proches de l’ex-ministre, ce dernier leur aurait alors confié qu’il s’attendait à retrouver son poste, mais le portefeuille ministériel a été attribué à Étienne Sinatambou.

Entre des enquêtes à la commission anticorruption et la police respectivement, ou encore en cour, comment Raj Dayal a-t-il passé l’année écoulée ? L’express a voulu l’interroger mais ce dernier devait dire qu’il était pris dans une fonction.

Fonctions, funérailles et sessions de prières. Ce sont là les réponses auxquelles on a pratiquement droit à chaque fois qu’on sollicite Raj Dayal. Il était beaucoup plus disponible pour parler à la presse à l’époque où il était ministre. Également sollicité, son fils, qui est aussi un de ses avocats, Me Avineshwur Dayal, n’a pas voulu faire de commentaire.

 

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