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Cendrier «indécent»: les rastas fulminent

2 octobre 2016, 13:00

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Cendrier «indécent»: les rastas fulminent

Il a eu du mal à en croire ses yeux. Le président de l’Association socioculturelle rastafari (ASR) est tombé des nues lorsque, lors d’une virée à Curepipe, il a aperçu cet objet abject. «C’est un cendrier représentant un rasta qui chevauche une femme. C’est un manque de respect total envers notre culture», déplore José Rose. Une «aberration» qu’il a d’ailleurs dénoncée lors d’un point de presse, en fin de semaine.

Pour lui, il est inadmissible que l’on autorise la vente de telles choses. Raison pour laquelle il a porté l’affaire à l’attention de la police. Qui a demandé au propriétaire du magasin curepipien d’enlever le cendrier de la discorde de sa vitrine. «Est-ce que ce commerçant a un permis pour vendre ce type d’objet ? Comment se fait-il que la douane n’ait rien fait ?» poursuit José Rose. «Nous exigeons que l’on respecte notre religion, nos croyances. Ce genre de chose nous rabaisse. C’est de mauvais goût.»

En tout cas, une visite du magasin en question – où l’on aperçoit des dizaines de statuettes représentant des divinités – a permis de constater que le cendrier «porno» avait disparu des étagères. «Lapolis inn fer anlev li», répète le président de l’ASR.

Et sinon, le cendrier indésirable est-il vendu ailleurs ? «Aparaman ena enn lot magazin kot vann sa. Nou pou bizin menn enn lanket lor la.»

Autre bataille que les rastas continuent de mener: celui qui concerne le Triangle de Chamarel, leur lieu de culte. Des démarches légales ont été entamées afin de les déloger. Mais face à cette menace, ils ne comptent pas rester les bras croisés. «Nous ne céderons pas», fulmine José Rose. L’affaire sera appelée en cour le 5 octobre.

 

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