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Henrik Madsen, Technical Officer, International Maritime Organisation: «Maurice a une longueur d’avance sur la sécurité maritime»

1 août 2016, 08:23

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Henrik Madsen, Technical Officer, International Maritime Organisation: «Maurice a une longueur d’avance sur la sécurité maritime»

 

Vous êtes invité à Maurice pour un atelier de travail sur la sécurité maritime. Quels en sont les objectifs ?

Ce n’est pas un séminaire classique. Cet exercice qu’on anime à Maurice a pour objectif de tester les réactions des différentes entités face aux incidents liés à la sécurité maritime. Plus de trente organismes gouvernementaux et des parties prenantes privées sont exposés à différents scénarios et à des types de menaces en mer. Nous observons comment ils réagissent.

Nous regardons qui a la responsabilité de gérer un risque ; comment impliquer les autres dans cette gestion de risque. C’est bénéfique de réunir tout le monde, de partager les informations, de savoir qui a accès aux différents types de données, qui les coordonne, qui s’occupe des relations externes et identifier les lacunes qui peuvent être améliorées.

C’est important de dis- cuter des nombreuses menaces, notamment la lutte contre la piraterie, le terro- risme, le trafic humain, la drogue, les armes à feu, la pollution de l’environnement marin dont vous ne voulez certainement pas dans les eaux mauriciennes. Nous avons quinze scénarios qui traitent de ces menaces.

Pourquoi la sécurité maritime est-elle importante pour un état insulaire comme Maurice ?

C’est important pour votre économie. Une bonne sécurité maritime s’appuie sur une bonne gouvernance maritime. C’est important de savoir quel organisme a accès aux informations et comment gérer chaque situation qui se présente à vous.

En tant qu’expert en sécurité maritime, êtes-vous satisfait des mesures prises jusqu’ici par Maurice ?

J’ai une bonne impression de l’administration ici. Comme recommandé par l’International Maritime Organization (IMO), vous soumettez un rapport avec vos demandes après chaque vérification de routine sur la sécurité dans le port. Vous êtes signataire d’un accord régional, le Djibouti Code of Conduct, qui est rendu possible par l’IMO, afin de faciliter les échanges pas seulement au niveau national mais également au ni- veau régional. Cela implique surtout la coopération entre les pays avoisinants sur le renforcement des compétences et le partage d’informations. Maurice a une longueur d’avance. Même dans les pays avancés, il faut s’améliorer.

Qu’attendez-vous de cet exercice au final ?

Nous allons voir comment les organismes réagissent aux scénarios, les observations qu’ils vont faire et aussi identifier les lacunes. Ensuite, nous approcherons le gouvernement mauricien avec un résumé de ces conclusions. Nous pourrons par la suite proposer notre aide pour des formations à l’avenir dans le domaine de la sécurité maritime.

L’échange d’informations entre les ministères et autres organismes est important. Maurice est doté de bons systèmes mais il faut les améliorer. Je suis curieux de voir le mécanisme mis en place à Maurice et comment il fonctionne.

 

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