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?27th September 1943?, à la mémoire d?Anjalay
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?27th September 1943?, à la mémoire d?Anjalay
?27th September 1943 ? A Landmark in the History of Modern Mauritius?, des co-auteurs Sateeanand Peerthum et Satyendra Peerthum, père et fils, a été lancé lors de l?inauguration d?une stèle à Cottage, le 12 septembre 2003, en mémoire d?Anjalay et de ses compagnons tués par balle à la sucrerie Belle Vue Harel, 60 ans de cela
Pour la première fois, fruit d?une recherche importante, au gré de nouvelles ouvertures archivées, les faits de cette heure fatidique, et leurs conséquences, sont retracés pas à pas, au long de 152 pages, et agrémentés de témoignages et de coupures de presse, rendus plus touchants, par le recul. Un bel hommage à la mémoire. Un fleuron qui manquait cruellement au palmarès de l?Histoire de Maurice et de la lutte syndicale.
Plus précisément, sept chapitres y déclinent la situation politique de l?époque, la croisade du Dr Maurice Curé et la genèse du Parti travailliste et son déclin; l?explosion sociale de 1937 et ses conséquences; l?administration coloniale britannique et notre héritage d?Anjalay.
?Je n?ai pas peur?
Au chapitre six, par exemple, une coupure de presse de Zamana du 18 septembre 1953, relate, sous la plume du Professeur Sookdeo Bissoondoyal, la scène suivant
l?abattage. Poignant ! ?Les cadavres, étendus sur le sol, attendirent longtemps les soins de leurs parents et amis de la veille. C?était la terreur blanche qui séparait les uns des autres. Le sang versé semblait avoir perdu son prix. Le plus grand sacrifice qui puisse se faire n?avait pas encore un sens.?
La déposition de Hurryparsad Ramnarain devant la Moody Commission, relatant la situation au lendemain du drame, pourrait ramener en mémoire une scène de la pièce de théâtre La Tempête ? 1969, d?Aimé Césaire. Où l?esclave noir, Caliban, des plus impavides, tient tête au puissant Prospero.
Hurryparsad Ramnarain raconte : ?Le 28 septembre, j?allai à Belle Vue Harel, en compagnie de M. Armstrong. Je vis beaucoup de policiers (?) MM. Lalanne, Henri Harel, et Seeneevassen (avocat) étaient devant le bureau. M. Henri Harel, en me dési-gnant du doigt : Ça bougue là même responsable tout ça.? Je ne tins pas compte de ces propos et je demandai à M. Armstrong de m?accorder la permission d?aller assister aux funérailles des gens tués à Belle Vue Harel.? Selon M. Ramnarain, M. Harel lui demanda de retourner sur la propriété, après les funérailles, pour persuader les hommes de reprendre le travail. Il poursuit : ?Je lui dis : ?Je regrette de constater que vous n?avez pas le courage de le faire. Vous voulez que je sois frappé par les laboureurs.? M. Armstrong me répondit : ?Vous êtes tenu de le faire.? A quoi je répliquai : ?Je m?en moque. Je n?ai pas peur.? (In Le Cernéen, Le Mauricien, Advance du 26 novembre 1943.)
Les historiens Satteeanund Peerthum et Satyendra Peerthum sont d?opinion que ?It was Hurryparsad Ramnarain, while testifying before the Moody Commission, who provided the best account of some of the tensions which still existed at Belle Vue Harel, on the day after the tragedy.?
27th September 1943 ? A Landmark in the History of Modern Mauritius, est édité par le ministère des Arts et de la Culture.
Jeanne GERVAL-AROUFF
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