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Mondiaux-2016 en salle: sur la route de Rio, l'ombre des absents

17 mars 2016, 11:40

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Mondiaux-2016 en salle: sur la route de Rio, l'ombre des absents

A cinq mois des jeux Olympiques 2016 de Rio, les Championnats du monde en salle de Portland doivent permettre à l'athlétisme de redorer son image ternie comme jamais par des retentissantes affaires, dont un scandale de dopage qui a mis sur la touche la Russie.

La star de la perche Renaud Lavillenie, l'inusable Asafa Powell ou encore Ashton Eaton, Hercule du décathlon, auront beau se démener au Centre des congrès de Portland de jeudi à dimanche: ils devraient avoir du mal à faire oublier les absents.

La Russie suspendue

La Russie, nation-phare de la discipline, ne sera pas représentée alors qu'elle avait remporté trois titres à Sopot (Pologne) il y a deux ans.

La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) l'a suspendue de toutes compétitions internationales en novembre pour ses nombreuses infractions au règlement antidopage et sa participation aux JO-2016 n'est pas encore acquise.

Sacrés en 2014 à Sopot, Ekaterina Koneva (triple saut dames), Maria Kuchina (hauteur dames) et Lyukman Adams (triple saut messieurs) n'ont pas pu faire le déplacement pour l'Oregon, tout comme le champion olympique 2012 à la hauteur, Ivan Ukhov.

Au palmarès 2014 figurait aussi la Suédoise d'origine éthiopienne Abeba Aregawi, lauréate du titre mondial sur 1500 m, rattrapée par l'épidémie de contrôles positif au meldonium, le médicament qui a fait tomber la star du tennis féminin, Maria Sharapova.

Si l'athlète le plus célèbre de la planète Usain Bolt, qui boude traditionnellement la saison indoor, ou encore les stars américaines du sprint (Justin Gatlin, Tyson Gay, Allyson Felix) ont fait l'impasse sur ces Mondiaux-2016, Portland a tout de même attiré quelques cadors.

A commencer par le Français Lavillenie qui domine le saut à la perche avec son record du monde à 6,16 m et qui retrouvera Shawn Barber.

Le Canadien l'a privé du titre mondial en 2015, en plein-air à Shanghai, et il est depuis entré dans le club fermé des perchistes à 6 m en janvier à Reno (Etats-Unis).

Anomalie jamaïcaine sur 60 m

Mais Lavillenie est confiant: pour sa dernière sortie avant les Mondiaux, le champion olympique 2012, absent sur blessure des Mondiaux-2014 en salle, a franchi 6,03 m à Jablonec en République tchèque.

Le concours féminin de saut à la perche pourrait aussi se décider à très haute altitude: l'Américaine Jenn Suhr, qui a porté son record du monde à 5,03 m fin janvier, a finalement décidé d'aller à Portland pour croiser le fer avec sa compatriote Sandi Morris (4,95 m le week-end dernier lors des Championnats des Etats-Unis, dans la même salle de Portland) et la Grecque Ekaterini Stefanidi (4,90 m).

Sur 60 m, Powell, ancien détenteur du record du 100 m et N.1 mondial sur la distance cette saison (6.49), va tenter de remédier à une incroyable anomalie: jamais un Jamaïcain n'a remporté le titre mondial en salle. Mais il aura à faire à un contingent américain musclé avec Trayvon Bromell et Mike Rodgers, au vétéran Kim Collins ou encore au Chinois Su Bingtian.

Les Jamaïcaines collectionnent en revanche les couronnes mondiales sur 60 m, mais la tenante du titre, Shelly-Ann Fraser-Pryce, a préféré se concentrer sur Rio.

Elle laisse ainsi le champ libre à la Néerlandaise Dafne Schippers, championne du monde 2015 du 200 m et vice-championne du monde du 100 m qui s'est toutefois fait rejoindre en tête du bilan annuel du 60 m (7.00) par l'Américaine Barbara Pierre.

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