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BAI saga: BDO maintient avoir fait son travail correctement
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BAI saga: BDO maintient avoir fait son travail correctement
Bramer Property Fund (BPF), fonds d’investissements dont elle était l’auditeur, «n’est pas une filiale du groupe BAI». C’est ce que BDO soutient dans un communiqué paru dans l’express-dimanche du 31 janvier. Or, dans la structure du groupe publié dans le rapport nTan, BPF en fait bel et bien partie. Que veut donc dire la direction de la firme d’audit ?
Sollicitée pour plus d’explications à ce propos, la direction de BDO a fourni une réponse basée sur des points techniques. En effet, selon les documents de la firme ayant trait à l’historique de BPF, la Bramer Asset Management, qui en était le gestionnaire, n’en avait qu’un «contrôle administratif». Comment ? À travers le type d’actions que possède le groupe BAI au sein de BPF, des actions qui ne lui confèrent qu’un droit administratif.
Raison pour laquelle, selon BDO, BPF ne peut être qualifié de «filiale» du groupe BAI et que ses comptes ne figurent pas dans ceux du groupe BAI. Le bilan du fonds n’est pas consolidé dans le groupe BAI. En revanche, BPF peut être qualifié de «related entity» de la BAI.
Mais qu’en est-il alors du constat de la firme nTan sur BPF ? Dans le rapport, il est souligné que BPF n’avait pas assez de revenus pour honorer ses engagements envers les investisseurs. BDO n’a-t-elle rien remarqué d’anormal lors de son audit ?
ÉVALUATION DIFFÉRENTE
À cette question, la direction de la firme comptable réplique qu’en 2014, BDO a «withdraw» son rapport suite à l’audit et pendant cette période, la firme était d’avis que «les directeurs devaient opter pour une évaluation différente de l’entreprise», explique-t-on au niveau de la direction. Et ce, parce que les «conditions at balance sheet date have changed» avec la révocation de la licence de la Bramer Bank.
De plus, en tant qu’auditeur externe, BDO souligne qu’elle s’est appuyée sur «les états financiers vérifiés de la BAI et de ses filiales aussi bien que sur les évaluations professionnelles indépendantes et les données obtenues des directeurs». Le BPF avait principalement investi dans la BAI à travers «des actifs immobiliers utilisés par le groupe BAI, dans la Bramer Bank, dont la licence a été suspendue, et dans le groupe Apollo», explique-t-on du côté de BDO. Des points qui, selon la firme comptable, ont été abordés avec la FSC (qui était également le régulateur de BPF), avant que Yacoob Ramtoola, Managing Partner de BDO, ne soit nommé Special Administrator de la BAI et de ses filiales. Du reste, BDO soutient que la FSC n’aurait jamais nommé Yacoob Ramtoola comme Special Administrator si BDO était l’auditeur de la BAI et encore moins si elle avait mal fait son travail.
Le rapport nTan reste tout de même cinglant, que ce soit vis-à-vis de KPMG, l’auditeur du groupe BAI ou de BDO, en tant qu’auditeur du BPF. Dans les conclusions de son enquête sur le BPF, le rapport questionne le jugement de BDO au sujet des différentes transactions qui ont eu lieu au sein du fonds d’investissement.
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