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Après une fausse alerte à la bombe: «Les fouilles plus rigoureuses à l’aéroport»
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Après une fausse alerte à la bombe: «Les fouilles plus rigoureuses à l’aéroport»
«On ne veut rien laisser au hasard. Depuis dimanche, nous avons redoublé de vigilance et les fouilles sont plus rigoureuses», indique Roshan Seetohul, Chairman d’Airports of Mauritius, la société gestionnaire de l’aéroport. Il a eu des sessions de travail avec les experts français en mission à Maurice après la découverte d’une bombe factice dans les toilettes du vol AF 463 d’Air France. Celui-ci avait décollé de Maurice dans la soirée du samedi 19 décembre et devait rallier Paris.
Ces experts, mandatés par Air France, Aéroport de France et le gouvernement français, tentent notamment de déterminer à quel moment le dispositif a été assemblé et qui l’a confectionné. A Maurice depuis dimanche dernier, ils devraient soumettre leur rapport avant leur départ, prévu vendredi.
Une enquête rigoureuse a, de fait, été instituée par les autorités mauriciennes, avec l’aide de la France.«Tout est mis en œuvre pour retrouver le ou les coupables de cet acte irresponsable, qui sont passibles de peines très sévères», avait indiqué le Premier ministre adjoint Xavier-Luc Duval. «L’ensemble des procédures à l’aéroport de Maurice ont été passées en revue et il a été confirmé qu’elles avaient été scrupuleusement respectées», avait-il déclaré lundi 21 décembre.
Plaisanterie ou pas, cela ne nous a pas fait rire. On l’a vécu comme une vraie menace.
Le vol AF 463 avait dû être dérouté vers Mombassa, au Kenya. 459 passagers et 14 membres d’équipage étaient à bord. Selon le journal français Le Figaro, cette «mésaventure pourrait se chiffrer à 500 000 euros». L’avion a, en effet, «dû revenir à vide comme le prévoit le protocole» et «un second long-courrier a fait l’aller et retour depuis Paris» pour récupérer les passagers.
Ces derniers disent avoir eu la peur de leur vie. Sylvianne Elles, une passagère de ce vol, confie qu’elle a cru à une menace imminente. «Plaisanterie ou pas, cela ne nous a pas fait rire. On l’a vécu comme une vraie menace», a relaté cette Française mariée à un Mauricien à l’express.
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