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Deux fois en vacances, deux fois les attentats…
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Deux fois en vacances, deux fois les attentats…
Il était déjà à Paris en janvier au moment des attaques de Charlie Hebdo. Et pour une seconde fois, alors qu’il devait assister au concert de U2 prévu ce dimanche 15 novembre, Jean-Loup d’Hotman allègue avoir vécu le même cauchemar qu’en janvier… mais «en pire».
Il était au mauvais endroit au mauvais moment. Deux fois en dix mois. Jean-Loup d’Hotman, un Mauricien de 41 ans, ne verra pas ce dimanche soir le concert de U2, annulé. Il était venu pour ça. Surtout, c’est la seconde fois cette année qu’il vit des attentats.
«J’étais déjà à Paris en janvier au moment des attaques de Charlie Hebdo. Faut croire que je n’ai pas de bol», lâche-t-il avant de se reprendre : «Ou alors c’est le contraire… J’aurais pu me retrouver au milieu des tirs.»
«C’était l’angoisse…»
Vendredi soir, cet orthodontiste bien connu des Curepipiens était «au restaurant avec des amis français et mauriciens», à quelques kilomètres à l’ouest des sites attaqués. Il raconte : «On dînait tranquillement à l’intérieur sans savoir ce qu’il se passait dehors. Jusqu’à ce qu’un ami qui devait nous rejoindre envoie un SMS. Là, partout dans le resto, les téléphones ont commencé à sonner. C’était l’angoisse…» Il était un peu plus de 23 heures, soit deux heures après le début du carnage.
«Par chance, mon hôtel était tout près, j’ai pu rentrer à pied», poursuit Jean-Loup. «J’ai allumé les infos à la télé, j’ai compris que ça recommençait. Les mêmes scènes d’horreur qu’en janvier, en pire. Je n’ai pas dormi, j’ai passé la nuit au téléphone à rassurer mes proches.»
«Paris est devenue une ville de zombies»
Ce dimanche, le Tamarinois essaiera de se changer un peu les idées. Mais le cœur n’y est pas. «À l’hôtel, ils nous conseillent d’éviter de sortir. Le climat est pesant, les rues sont désertes. Cet après-midi (NdlR : samedi 14 novembre), je suis allé faire un tour du côté de la tour Eiffel, il n’y avait personne, je n’ai jamais vu ça. Les quelques visages que l’on croise sont fermés, les gens sont KO debout. Paris est devenue une ville de zombies.»
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