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Krishna Oolun, l’enfant terrible de l’ICTA
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Krishna Oolun, l’enfant terrible de l’ICTA
Son jeudi n’a pas été de tout repos. Dans la même journée, il a été arrêté, interrogé pendant trois heures aux Casernes centrales, traduit au tribunal de Port-Louis et libéré après avoir fourni une caution de Rs 50 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 500 000. Cela dans le cadre de l’enquête du Central CID sur l’achat de deux voitures de la marque Audi, d’une valeur de Rs 2,5 millions, sans qu’il y ait eu un appel d’offres.
Ce n’est toutefois pas la première fois que Krishna Oolun est mêlé à une controverse. Il est actuellement suspendu de ses fonctions de directeur général de l’Information Communications and Technologies Authority (ICTA). Une enquête est aussi en cours sur son implication dans l’utilisation des fonds de l’organisme pour mettre sur pied un Fraud Tracking System, toujours inutilisable. Ce projet avait été confié à Enterprise Telecom, sans appel d’offres.
Krishna Oolun doit également faire face à un comité disciplinaire cette semaine. Il devra répondre à la charge de mauvaise gestion. En effet, Le board de l’ICTA le tient pour responsable des manquements notés. Il risque le licenciement.
Krishna Oolun était aussi sous le feu des projecteurs lors de l’organisation de la conférence internationale ICT BPO, en octobre 2011. L’organisation du dîner de gala coûteux à l’hôtel Le Méridien et des factures impayées avaient attiré l’attention du directeur de l’Audit en 2012.
Sur un plan plus anecdotique, des bouteilles de whisky avaient disparu pour réapparaître quelques jours après, lors de l’organisation de ladite conférence, Un Assistant Secretary avait même écopé d’un warning après sa suspension dans cette affaire.
Il a survécu à deux gouvernements
Krishna Oolun est le directeur d’un organisme public à avoir survécu à deux gouvernements durant dix ans. Responsable de gros dossiers de l’ICTA, cet ancien conférencier de l’université de Maurice avait été identifié depuis longtemps pour prendre la relève de Nawarain Parameswaran à la tête de l’ICTA. La transition s’est donc faite en douceur pour l’Indien Nawarain Parameswaran, dont le contrat a expiré fin 2004. Chargé de mettre sur les rails l’organisme, Nawarain Parameswaran est rentré en Inde pour travailler dans le service public.
En septembre 2004, le leader de l’opposition d’alors, Navin Ramgoolam, avait posé une Private Notice Question (PNQ) au sujet du recrutement de plusieurs directeurs de l’autorité régulatrice dont Krishna Oolun et émis des critiques sur l’acquisition de voitures par l’ICTA.
Le passage de Krishna Oolun à l'ICTA n’aura pas été de tout repos.
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