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Baisse du prix du bétail: comment fonctionne le remboursement?
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Baisse du prix du bétail: comment fonctionne le remboursement?
Selon le ministre Soodhun, tous ceux qui ont payé plus de Rs 125 le kilo de bétail seront remboursés. Mais il n’est pas question en fait de remboursement à proprement parler car, selon le ministère, aucun client ne paie la totalité du coût de l’animal qu’il a choisi avant sa livraison. Il laisse un dépôt en principe et la différence est réglée deux jours avant ou à la veille de la fête.
«Peu importe le montant inscrit sur les reçus, les clients ne paieront que Rs 125. Ce sera aux vendeurs de faire à nouveau le calcul et de rectifier les prix», explique une source du ministère. Ce prix s’applique à toutes les catégories de bétail, indépendamment de sa provenance, contrairement à ce qui avait été annoncé il y a quelques semaines.
Des officiers du ministère ont aussi été postés dans certaines fermes pour contrôler la pesée et voir si les prix sont bien respectés. Si l’acheteur note une anomalie au niveau du prix de vente, c’est vers la Consumer Protection Unit qu’il devra se tourner, le ministère n’ayant pas les moyens de prendre les sanctions nécessaires contre les vendeurs.
Grogne des petits éleveurs
Si la décision de régulariser le prix de vente du bétail pour la fête Eid-ul-Adha réjouit les consommateurs, tel n’est pas le cas des petits éleveurs, au nombre d’une vingtaine, pour qui le glas semble sonner.
Navin, un éleveur de la région de Notre-Dame, est frappé de plein fouet par cette décision du gouvernement. C’est pendant la période d’Eid-ul-Adha qu’il fait 90 % de ses ventes chaque année. Comme les autres petits vendeurs, il vend en moyenne 40 bêtes. Mais cette année, il en a vendu moins de 30.
Ce dernier et d’autres éleveurs locaux estiment qu’ils devront cesser toute activité fermière. «Cette décision a été prise sans nous consulter, et cible uniquement la période où nous réalisons la majeure partie de nos ventes», avance l’un d’entre eux.
Pour cet éleveur, il est incompréhensible que d’un côté, le gouvernement se lance dans l’élevage bio et leur demande de se lancer dans de petites et moyennes entreprises alors que d’un autre, il prend des mesures susceptibles de mettre les petits éleveurs hors course.
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