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Drogues: la présidente de la République défendra-t-elle la légalisation du cannabis?
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Drogues: la présidente de la République défendra-t-elle la légalisation du cannabis?
C’est à la fois au chef d’Etat, mais aussi et surtout à la biologiste qu’est Ameenah Gurib-Fakim que s’adressent les membres du Cannabis Legalization and Informative Movement (CLAIM). Ils ont envoyé une lettre, en date du 15 juin, à la présidente de la République, dans le sillage de la création d’une nouvelle Drugs Commission .
En effet, c’est Ameenah Gurib-Fakim qui sera appelée à valider les termes de référence de cette nouvelle commission d’enquête. CLAIM souhaite que la définition légale du cannabis soit revue. «Nous croyons fermement que l'utilisation du cannabis à des fins récréatives doit être traitée différemment, et que vous êtes la bonne personne pour conseiller le gouvernement sur cette question», peut-on lire dans la lettre.
Tendance mondiale
Selon CLAIM, Maurice devrait s’inspirer d’autres politiques appliquées à travers le monde, où le cannabis sert à combattre la consommation et le trafic de drogues. Plusieurs pays ont en effet légalisé ou décriminalisé l'utilisation et la vente de cannabis dans une politique de lutte contre les drogues dures, comme les Pays-Bas, l'Argentine, la Jamaïque, ou encore les états du Colorado et de Washington, aux Etats-Unis.
Pour rappel, la consommation de cannabis est interdite à Maurice. La charge la plus souvent retenue contre les accusés condamnés en 2014, toutes drogues confondues, est «possession de cannabis». Le gandia est d’ailleurs classifié comme «drogue dangereuse», au même titre que l’héroïne. Selon la Dangerous Drugs Act, les consommateurs risquent une amende de Rs 100 000 et une peine de prison maximale de 10 ans.
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