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Enseignement supérieur: l’UoM envisage d’abandonner les undergraduate courses
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Enseignement supérieur: l’UoM envisage d’abandonner les undergraduate courses
Le Higher Education Bill serait déjà en préparation. Et l’une des propositions du gouvernement est que l’université de Maurice (UoM) abandonne graduellement les undergraduate studies pour se concentrer davantage sur les postgraduate studies. L’objectif : «maximiser les ressources» de l’institution et combler le déficit budgétaire qui tournerait autou rde Rs 120 millions.
Dans un premier temps, ce sont les cours d’ingénierie, d’informatique et de gestion qui pourraient être concernés. C’est du moins ce qu’indique une source du côté de l’hôtel du gouvernement. En fait, explique-t-on, la plupart des licences à plein-temps sont «non-fee paying». Les étudiants s’acquittent de très peu de dépenses, soit uniquement des frais pour la bibliothèque, l’enregistrement et la Student Union. Contrairement à ceux qui suivent ces mêmes formations à temps partiel ou aux étudiants en master et en PhD qui doivent, eux, payer des tuition fees.
Par ailleurs, soutient notre source, le transfert d’une partie des licences vers d’autres institutions ne serait pas à écarter. À l’UoM Trust, l’University of Technology of Mauritius ou l’université des Mascareignes, par exemple. D’ailleurs, des négociations auraient déjà débuté.
Eventuel transfert
De plus, poursuit notre source, des responsables de l’administration de l’UoM ont reçu des directives selon lesquelles ils doivent «préparer leurs arguments pour contrer tout éventuel transfert». Certains employés interrogés s’élèvent déjà contre ce projet. «Nous sommes régis par l’UoM Act. Nous n’accepterons pas que l’État nous oblige à faire quoi que ce soit.»
Sollicitée, Romeela Mohee, la vice-chancelière, nie tout en bloc. «Ce n’est pas vrai de dire que l’UoM abandonnera les undergraduate courses.»
Surendra Bissoondoyal, directeur de la Tertiary Education Commission, se dit, lui, convaincu que ce serait bien que l’institution se tourne davantage vers les masters et doctorats. En revanche, prévient-il, les autres universités publiques et privées ne disposent pas des mêmes infrastructures – telles que l’Engineering Tower – que l’UoM. Ce qui, selon lui, pourrait être problématique.
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