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Textile: Rs 500 millions pour faire briller Star Knitwear
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Textile: Rs 500 millions pour faire briller Star Knitwear
Les administrateurs de Star Knitwear ont une quarantaine de jours pour faire repartir l’usine sur des bases solides. Et gérer certaines mauvaises pratiques persistantes.
La mise sous administration de Star Knitwear, longtemps considérée comme l’un des fleurons du textile mauricien, aura eu l’effet d’une bombe dans le secteur vendredi. Personne, a priori, ne se doutait que cette compagnie familiale de 1 700 employés croulait sous des dettes de plus de Rs 1,2 milliard. Aujourd’hui, le crash a été évité de justesse, mais pour combien temps encore…
Jean Noël Wong et Twaleb Butonkee, les deux administrateurs du cabinet d’audit Deloitte, qui se sont installés officiellement lundi au siège social de l’entreprise à Coromandel, n’auront pas la tâche facile. Ils se sont livrés à un état des lieux et le constat est pour le moins saisissant. Il faut impérativement injecter de nouveaux capitaux estimés à Rs 500 millions. C’est l’option privilégiée par les deux partenaires de Deloitte qui s’activent à mettre en place un plan de restructuration de capitaux, voire de redressement.
Il se confirme que l’entreprise de la famille Parkar est fortement sous-capitalisée suivant un endettement de Rs 1,2 milliard. Alors que le capital social est de seulement Rs 75 millions.
Cinq institutions financières font partie des principaux créanciers de l’entreprise – soit Barclays Bank, la Banque des Mascareignes, Afrasia Bank, National Commercial Bank (l’ex-Bramer Bank) et la State Investment Corporation sous le Stimulus Programme. C’est à la Barclays toutefois que Star Knitwear doit le plus, soit plus de Rs 300 millions.
Il se trouve que l’usine de la famille Parkar a emprunté massivement pendant la période de crise – en 2008-2009 – pour investir lourdement dans une usine high-tech avec des équipements ultramodernes à Coromandel. «Nous sommes en présence d’une entreprise textile 5-étoiles. Mais ce nouveau set-up est loin d’être productif et ne génère pas suffisamment d’argent pour couvrir ses frais courants. En fait, l’usine ne roule que pour rembourser les banques sans pouvoir pour autant dégager des bénéfices additionnels pour financer sa trésorerie», analyse-t-on dans les milieux proches des administrateurs.
De plus, les dépenses salariales hors normes appliquées à l’équipe de cadres supérieurs en surnombre ont davantage fragilisé la situation financière de la compagnie. Du coup, Star Knitwear n’a fait que recourir aux banques pour financer ses opérations administratives sans pouvoir véritablement sortir de ce piège d’endettement.
Pour le moment, la priorité des deux administrateurs est de relancer les opérations qui ont été momentanément stoppées ces deux dernières semaines faute de moyens financiers pour s’approvisionner en matières premières. L’usine doit rouler à plein régime pour pouvoir honorer ses engagements, étant donné qu’il existe des commandes fermes pour les trois prochains mois.
Entre-temps, pour remettre à flot Star Knitwear, il n’y a pas mille solutions. «Il y a certainement des financiers locaux et internationaux qui croient encore dans l’avenir du secteur textile et qui seront intéressés à injecter des capitaux dans cette entreprise moderne pour pouvoir ensemble poursuivre l’aventure de la famille Parkar, commencée il y a 28 ans», explique-t-on.
Les administrateurs ont légalement une quarantaine de jours pour relever ce défi. «La finalité de leur démarche, c’est de faire repartir Star Knitwear sur des bases solides. Il faut pouvoir à court et moyen termes redonner l’espoir aux fournisseurs et aux clients tout en préservant les emplois.» En cas d’incapacité à injecter de nouveaux capitaux, Jean-Noël Wong et Twaleb Butookee n’auront d’autre choix que de placer l’entreprise en liquidation et de lancer un exercice d’appel d’offres pour sa reprise.
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