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Sakifo : et de deux pour Zulu

8 juin 2015, 15:45

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Sakifo : et de deux pour Zulu

Zulu était le seul artiste à représenter Maurice au Festival Sakifo et à l’Indian Ocean Music Market (IOMMA) cette année. Deux manifestations qui se sont tenues la semaine dernière à l’île de la Réunion. Pour l’artiste, cette participation est une «aubaine». D’autant plus qu’il était déjà présent à Sakifo en 2014.

 

«C’est une nouvelle chance de présenter ma musique au public réunionnais », explique-t-il. Sa participation à l’IOMMAet à Sakifo est un moyend’accroître sa visibilitésur le marché régionalet même international.Après sa prestation àl’IOMMA, le chanteurest optimiste. Plusieurs organisateurs de tournéeslui auraient déjà proposédes dates de concert dansleur pays.

 

Pourquoi est-ce uniquement Zulu qui a été programmé pour ces deux événements ? Et cela, deuxannées consécutives, pour Sakifo. «La sélection se fait en interne», affirme Romuald Requena, Label Manager de Sakifo Records.

 

«Myriam Chiaramonti, la responsable de production, Jérome Galabert, le  directeur artistique, et moi écoutons les sons qui nous sont envoyés. C’est à partir de nos envies communes que nous sélectionnons les artistes. Mais c’est toujours Jérome Galabert qui a le dernier mot», précise-t-il.

 

Zulu a été sélectionné deux fois de suite. Est-ce courant ? «On ne s’interdit pas de reprogrammer un artiste qui n’a pas encore été identifié sur notre territoire. Lors de son premier passage, nous le présentons sur une scène ‘découverte’ et la seconde fois, nous le présentons sur une scène plus grande», poursuitRomuald Requena.

 

L’IOMMA permet de découvrir des artistes qui, parfois, sont reprogrammés sur les scènes de Sakifo qui se tient peu après. «La sélection des artistes pour les showcases de l’IOMMA, c’est-à-dire la présentation devant les professionnels de l’industrie, est différente de celle de Sakifo. Pour l’IOMMA, c’est un jury en aveugle composé de professionnels de la musique», détaille Romuald Requena.

 

Il explique que la sélection d’artistes a été «très qualitative. Mais nous essayons quand même d’avoir au moins un artiste de chaque région». Selon lui, la tenue prochaine du premier marché de la musique mauricienne, le MOMIX, favorisera la visibilité des artistes mauriciens.

 

Un accord a été conclu entre MOMIX et l’IOMMA. Résultat : les délégués mauriciens à l’IOMMA ont été choisis avec le concours de Stephan Jauffret-Rezannah, chef de la délégation mauricienne. «Il est convenu que dix professionnels feront le déplacement, pour chaque édition du marché de la musique.»

 

De nombreux critères entrent toutefois en ligne de compte. Pour être présent sur le marché, il est important d’avoir de la matière à vendre mais également d’avoir les moyens d’en acheter. En d’autres mots, l’événement s’adresse aux organisateurs de festival et managers d’artistes qui peuvent proposer des artistes mauriciens sur le marché, mais également faire venir des artistes d’autres pays. Avec la tenue du premier marché de la musique en novembre prochain, c’est signe que Maurice a bel et bien un pied dans ce circuit régional.

 

Christine TURENNE

de l’île de la Réunion.

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