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No to Biometric Data on ID Card: «L’alliance Lepep a retourné sa veste!»

8 juin 2015, 13:02

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No to Biometric Data on ID Card: «L’alliance Lepep a retourné sa veste!»

Ils n’en ont pas cru leurs yeux. Les membres de la plateforme No to Biometric Data on ID Card sont tombés des nues en apprenant la décision du gouvernement concernant la nouvelle carte d’identité. Rappelant le combat acharné mené par certains ministres et députés actuels contre le projet, notamment Pravind Jugnauth, Roshi Bhadain et Sanjeev Teeluckdharry, la plateforme a accusé l’alliance Lepep d’avoir «retourné sa veste» à ce propos, lors d’un point de presse le lundi 8 juin 2015.

 

Malgré la décision  de la Cour suprême de détruire les données récoltées, ils sont insatisfaits de la décision du Cabinet ministériel suivant le jugement de la Cour suprême à propos de cette affaire. Le gouvernement a en effet choisi de maintenir le projet pour le moment, incluant la récolte de données biométriques pour un stockage temporaire, avec l’assentiment des citoyens.

 

«La base de données n’est toujours pas détruite, alors que cela devait se faire trois mois après les élections»

 

«Le deadline a été reporté pour la sixième fois jusqu’au 30 septembre ! Le projet MNIS continue d’opérer car les gens continuent d’aller faire leur carte d’identité avec un Consent Form», affirme Fabrice Ramet, membre de No to Biometric Data on ID Card. «La base de données n’est toujours pas détruite, alors que cela devait se faire trois mois après les élections. Nous voulons savoir quand cela sera effectif», a-t-il fustigé. 

 

De son côté, Jeff Lingaya, animateur de la plateforme, a rappelé que le combat ne concerne pas uniquement les données biométriques, mais aussi d’autres composants de la carte, tels qu’une micro-puce capable de retracer les déplacements de son propriétaire par GPS. Soulignant que la plainte de Pravind Jugnauth comprenait également une objection à ce propos, il a lancé un appel aux membres de l’Assemblée qui se sont battus contre le projet.

 

«Ils ont le pouvoir politique d’empêcher les gens de donner leurs empreintes»

 

«Ils peuvent défendre les citoyens au Parlement, nous attendons leur réaction», a déclaré l’activiste. Il estime que ces «notables» ont «un devoir» par rapport à ce qu’ils ont défendu. «Et ils ont tout le pouvoir politique d’empêcher les gens de donner leurs empreintes», a-t-il ajouté. Pour Jeff Lingaya, la continuation du projet sous les conditions actuelles est une «perversion politique».

 

La plateforme pourrait avoir recours à la Human Rights Commission à ce sujet. Une décision sera prise d’ici la fin de la semaine, a-t-elle annoncé.

 

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