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Terrains à bail: l’Etat s’attaque à de nouveaux dossiers
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Terrains à bail: l’Etat s’attaque à de nouveaux dossiers
Le ministère du Logement et Tes terres continue sa croisade pour reprendre des terres allouées à des proches de l’ancien gouvernement. Il a enclenché les procédures pour la reprise de la moitié d’un arpent de terrain à la compagnie Adolac Ltd. Dont Navin Unoop, vice-président de la Voice of Hindu (VOH), est un des actionnaires.
Le dossier relatif à ce terrain, sis à Union-Ribet, Roches-Noires, a déjà été remis au State Law Office, confirme un préposé du ministère concerné.
Sollicité, Navin Unoop indique qu’il détient 15% desactions de la compagnie. «Depuis 2009, j’en suis le directeur. Le terrain ne m’appartient pas. L’application de bail a été faite par une autre personne», précise-t-il.
«On avait un projet d’école à La Vigie»
Le gouvernement a, par ailleurs, pris la décision de récupérer les cinq arpents de terres octroyés en 2008 à l’association Vijay Om Hamara, dirigée par les membres de la VOH. Ce terrain situé à La Vigie devait accueillir un centre spirituel.
«On avait un projet d’école à La Vigie, où il devait y avoir un centre de méditation et un internat pour les jeunes. Il y aurait eu une seconde phase destinée aux personnes âgées», affirme Navin Unoop.
Les autorités ont affirmé que le bénéficiaire n’a pas respecté les conditions rattachées au bail. Le terrain a été repris par le Land & Fraud Squad du ministère du Logement et des Terres. La VOH est en train de contester cette décision à travers son avocat.
En outre, le Central Criminal Investigation Department (CCID) enquête sur deux autres dossiers. Les limiers se penchent sur les compagnies Kohinoor Investment Holdings Ltd et Lotus Resort Ltd, qui ont obtenu des terrains à bail dans la région de Balaclava. Ces terrains étaient destinés à des développements hôteliers mais rien n’a été fait.
L’enquête policière devra déterminer comment les deux propriétaires, des anciens agents rouges, ont pu obtenir ces terres de l’État, quels critères ont été retenus et qui a autorisé ces transactions.
Le cas Sungkur
Il y a aussi le restaurant du pandit Sungkur, à Trou-aux-Biches. Les autorités ont évoqué des abus. En effet, les plans qui avaient été soumis aux autorités n’ont pas été respectés alors que d’autres conditions du bail ont aussi été enfreintes. Le gérant du restaurant a été contraint de mettre la clé sous le paillasson, bien malgré lui, confirment ses proches.
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