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Accusé d’agression sur des journalistes de l’express: Sunil Bachoo, un homme de contradictions
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Accusé d’agression sur des journalistes de l’express: Sunil Bachoo, un homme de contradictions
«Ne jamais détruire, ne jamais faire de mal.» C’est là la devise de Sunil Bachoo. Le frère cadet de l’ancien vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques Anil Bachoo se trouve pourtant dans de beaux draps.
Cet homme d’affaires, très populaire à Rivière-du-Rempart et dans les régions avoisinantes, est accusé provisoirement d’agression avec préméditation après avoir foncé au volant de sa BMW sur une journaliste et un vidéographe de l’express. C’était le mercredi 29 avril, lors d’une perquisition qui se déroulait chez Anil Bachoo.
Si Sunil Bachoo avoue qu’il était bel et bien au volant de la voiture au moment des faits, il affirme que son «intention n’était pas de nuire». Interrogé par l’express le vendredi 1er mai, il dit avoir «la conscience tranquille, je sais que je n’ai rien fait. Ma devise est de faire toujours le bien autour de moi. Ne jamais détruire et ne jamais faire de mal».
«Les gens ne supportent pas de voir que nous avons réussi»
«Vous savez combien de bonnes choses je fais autour de moi tous les jours? J’aide les gens, ma famille l’a toujours fait», soutient-il, comme pour se justifier. En effet, l’homme est très populaire dans son village. Son supermarché, le Central Supermarket, a été le premier à être inauguré dans la région en 2008.
En parallèle à cette grande surface, le frère cadet d’Anil Bachoo a élaboré un projet de construction d’un éco-village à Plaine-des-Roches. Il l’a initié en juillet de l’année dernière en logeant des demandes. Il attend toujours le feu vert des autorités pour démarrer ce projet ambitieux qui n’a pas manqué de faire des vagues parmi les habitants de la région.
Les contestations n’ont jamais arrêté cet homme d’affaires. Rencontré l’an dernier, alors qu’il se lançait dans ses démarches pour l’éco-village, l’entrepreneur avait affirmé que sa famille a toujours fait des envieux. «Les gens ne supportent pas de voir que nous avons réussi. C’est le fruit de beaucoup de travail», avait-il affirmé alors.

Ce terrain de huit arpents, situé à Plaine-des-Roches,
est le lieu où l’entrepreneur compte créer son éco-village.
Sunil Bachoo fait souvent référence aux années sombres de son enfance. Il ne manque jamais de dire que ses sept frères et sœurs et lui vivaient dans la pauvreté avant que son père, chauffeur d’autobus dans les années 1960, n’ouvre une petite boutique.
Il y a certainement eu l’effort de toute la famille mais, depuis les dix dernières années, il y a aussi eu la connexion avec la famille de Rashid Beebeejaun, ancien Premier ministre adjoint, ministre de l’Énergie et des services publics.
«Un homme au grand cœur»
D’ailleurs, Sunil Bachoo le reconnaît. Père de deux enfants, il a déjà affirmé à l’express qu’il doit son succès à la famille Beebeejaun, de qui il a racheté un terrain de huit arpents à Plaine-des-Roches où il compte créer son éco-village. Pour lui, les amis, comme la famille, c’est précieux.
Sunil Bachoo, qui dit être un «homme au grand cœur», a également parlé de son plus gros défaut dans de précédentes déclarations à la presse. Il reconnaît être un impulsif. Serait-ce ce défaut qui a conduit à l’incident de mercredi soir? On le saura quand la cour se sera prononcée sur cette affaire.
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