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Décès d'Iqbal Toofany: les proches veulent accéder aux caméras de l’hôpital Victoria
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Décès d'Iqbal Toofany: les proches veulent accéder aux caméras de l’hôpital Victoria
Le représentant du bureau du Directeur des poursuites publiques avait révélé un flou sur les lieux où Iqbal Toofany, décédé alors qu’il était sous surveillance policière, avait été arrêté et détenu. Une motion a été présentée pour visiter ces endroits ce matin, mardi 10 mars. Et le magistrat Daniel Dangeot, l’avocat de la famille Toofany et des policiers, entre autres, se sont rendus cet après-midi à la Balise Marina, où Iqbal Toofany a été interpellé, et au poste de police de Rivière-Noire, où il a été conduit par la suite.
Ils ont notamment voulu savoir si le temps pris pour aller d’un lieu à un autre correspondait bien aux heures indiquées sur le Diary Book de la police de Rivière-Noire.
De retour à la District Court de Bambous, l’avocat de la famille Toofany, Me Erickson Mooneapillay, a demandé à ce que le surintendant de l’hôpital Victoria produise en cour les enregistrements des caméras de surveillance. Notamment pour la période allant de cinq heures du matin le lundi 2 mars à 23 heures.
Trimballé de poste de police en poste de police
Il semblerait qu’avant d’être transporté à l’hôpital, Iqbal Toofany aurait été emmené au poste de police de Rivière-Noire puis à celui de Bambous et à Rose-Hill. «Il nous faut vérifier ces dires. Nous nous sommes basés sur les interrogatoires de policiers qui ont escorté Iqbal Toofany pour dire cela», a souligné le chef inspecteur Roshan Kolki, chargé de l’enquête policière sur la mort d’Iqbal Toofany.
En effet, si une entrée a été faite dans le Diary Book quand Iqbal Toofany a été conduit au poste de Rivière-Noire, il n’existe aucune trace de son passage à Rose-Hill et Bambous.
Le chef inspecteur a également déclaré que ce sont les objets en possession d’Iqbal Toofany, tels qu’un couteau, une scie, un cutter, une paire de chaussettes et une lampe torche, qui ont éveillé les soupçons des policiers. Roshan Kolki a également rapporté que le constable Fidèle a indiqué que lorsqu’Iqbal Toofany a été arrêté, il ne présentait aucune marque de violence.
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