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Dans un Rio de fête, Cupidon n'est jamais très loin

2 juillet 2014, 13:53

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Dans un Rio de fête, Cupidon n'est jamais très loin

Fidèle à sa réputation de cité balnéaire festive, Rio de Janeiro est le théâtre de perpétuelles célébrations pendant la Coupe du monde, offrant aux touristes l'occasion de rencontres impromptues où s'invitent parfois sensualité et romance.

 

Allègres et accueillants, les Cariocas, filles ou garçons, font mouche auprès des supporteurs et supportrices du monde entier avec leurs corps bronzés et soigneusement entretenus.

 

Et le long de la plage de Copacabana, sur la plus fameuse avenue du Brésil, ils se prêtent volontiers aux poses photo réclamées par les touristes soucieux de graver ces souvenirs sur numérique.

 

"Il y a vraiment des filles partout, elles sont belles et pas farouches", s'emballe l'Australien Marshal, 28 ans, à Copacabana, théâtre permanent d'interactions spontanées entre touristes et Cariocas.

 

"C'est super, s'enthousiasme Alayde Pfeifer, une Allemande de 38 ans. Moi je suis mariée. Mais dans cette ambiance il faut faire attention aux beaux garçons!"

 

Les Brésiliennes se disent ravies de cette ambiance festive. Mais il leur arrive d'être refroidies par ces hordes de supporteurs à dominante masculine qui prennent parfois leurs désirs pour des réalités et oublient que dans ce pays, malgré les apparences, le poids de la religion demeure important.

 

"Certains ont tendance à profiter de notre sens du contact et à croire que tout est permis", regrette Ludmila D'Angeles, une étudiante de 21 ans rencontrée à Copacabana.

 

Une fois la nuit tombée, dans les bars des quartiers de Copacabana, Lapa, Ipanema ou Leblon, l'amitié entre peuples fait souvent place à la sensualité.

 

Danser au 'Fan-fest'

 

A Copacabana, une marée humaine se donne rendez-vous les jours de match au "Fan-fest" de la Fifa, un espace dédié aux festivités qui se transforme entre les matches en boite de nuit à ciel ouvert.

 

Sur la plage, une foule jeune et bronzée se masse devant les écrans géants pour vibrer au son d'une musique assourdissante, bière à la main, sous l'oeil d'un service d'ordre aux aguets. La promiscuité du lieu favorise le contact, les corps se touchent souvent et s'enlacent parfois.

Le "dress-code" est simple: maillot de bain et déguisements aux couleurs de son pays. Au milieu des fêtards, une jeune fille arbore un tee-shirt explicite: "No boyfriend = No problem" ("Pas de petit ami, pas de problème).

 

"La Brésilienne est sociale, explique Maira Ribeiro, 18 ans. J'ai fait énormément de rencontres et j'ai eu des aventures avec un Argentin, un Mexicain et un Colombien".

 

Mais là encore, certains confondent ouverture d'esprit et feu vert sexuel.

 

"Beaucoup de touristes croient que c'est facile d'avoir des relations sexuelles avec des Brésiliennes et ont tendance à nous traiter comme des objets. Mais même si le sexe est très libre ici, ils doivent comprendre que ce n'est pas pour ça qu'on couche le premier soir", explique Andrea Holbert, une Carioca de 36 ans qui travaille dans un entreprise d'événementiel.

 

Surprises

 

A Lapa, quartier festif du centre-ville, la rue de Lavradio et ses nombreux bars attirent chaque soir une foule de touristes et Cariocas en goguette qui rendent parfois très chaotique la circulation passé 23 heures.

 

Au milieu des noceurs et des stands des vendeurs de caïpirinhas, les couples se forment et la nuit carioca fait le reste.

 

"A Lapa il y a une atmosphère extraordinaire qu'on ne trouve pas en Belgique, témoigne Christophe, en plus il n'y a pas tant de prostitution que ça".

 

Dans les quartiers touristiques, le sexe tarifé demeure en effet pour l'essentiel cantonné aux établissements spécialisés.

 

Mais le touriste n'est jamais à l'abri d'une surprise.

 

Un journaliste étranger a raconté à l'AFP avoir rencontré une Brésilienne dans des conditions qui semblaient romantiques. Après des regards complices, le duo a échangé quelques mots puis passé un moment autour d'un verre dans un des kiosques longeant la plage de Copacabana. Jusqu'à ce que la jeune femme ne rompe le charme en proposant d'aller à l'hôtel en annonçant le prix de la chambre, et le sien.

 

Pour ceux qui ont laissé l'âme soeur au pays, la tentation est parfois trop forte. "Moi j'ai rencontré une fille l'autre jour, et ça se passe très bien, mais ne donnez-pas mon nom, hein!", demande un Colombien de 34 ans marié, rencontré à Copacabana.

 

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